Longtemps retenu par ses rapports avec Ankara, Israël reconnaît enfin le génocide arménien. Un geste que les autorités d’Erevan auraient dû accueillir autrement.
Faut-il continuer à s’en étonner ? Le Premier ministre arménien n’a rien eu d’autre à dire à propos de la reconnaissance par Israël du Génocide de son peuple, qu’une forme de regret, en déclarant que cette question ne devrait pas être « instrumentalisée ». Soit une posture en phase avec celle de la Turquie, qui a dénoncé « une décision politique » de Tel-Aviv visant à « dissimuler ses propres crimes ». Sans compter le communiqué de l’Azerbaïdjan qui s’est dit « extrêmement préoccupé » par la décision du gouvernement israélien concernant « le soi-disant génocide arménien ». On ne sera donc pas surpris de la complaisance des médias turcs envers la réaction de Pachinian, qui a notamment été mise en avant par la chaine publique TRT, comme par Daily Sabah, Hürriyet, etc. De quoi inquiéter, lorsque l’on connaît son racisme traditionnel à l’endroit des Arméniens…
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