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Mes choix virtuels pour dimanche, par Ara Toranian

Les Français seront à nouveau appelés à voter les 15 et 22 mars. Cette fois-ci ce sera pour désigner leur maire. Bien que se déroulant à l’échelon national, et possédant à ce titre une indéniable connotation politique, ce scrutin revêt néanmoins un fort caractère local. Et les choix qui seront exprimés, au-delà de l’étiquette partisane des candidats, se forgeront aussi à partir de leur dimension personnelle et des contextes particuliers de chaque ville.

Comme à son habitude, Nouvelles d’Arménie Magazine a interrogé les principaux compétiteurs des trois premières villes de France, et a publié les réponses qui lui sont parvenues. Nos lecteurs pourront donc affiner leur positionnement, en tenant notamment compte de la donne arménienne présente dans ce questionnaire également diffusé sur armenews.com. Un facteur qui pour beaucoup participera du choix final et pourrait même s’avérer déterminant entre deux offres comparables.

A quelques jours de cette échéance qu’il me soit par conséquent permis, comme je le fais à chaque fois en tant que directeur de NAM, d’exprimer mes préférences. Il ne s’agit en aucun cas de consignes de vote. De quel droit me l’autoriserais-je ? Et quelles seraient, au demeurant, mes chances d’être entendu ? Mais d’un souci de transparence et d’éclaircissement à l’égard de ceux qui me font l’amitié de bien vouloir accorder quelque crédit à ma modeste prose. Il faut toujours préciser d’où l’on parle. Tout le temps. C’est la moindre des choses lorsque l’on se pique d’exprimer publiquement ses opinions.

Voici, à la veille du premier tour de ces municipales qui s’annoncent particulièrement serrées, dit-on, les choix qui seraient les miens pour Paris, Marseille et Lyon

Si je devais voter dans la capitale, j’apporterais mon soutien à … Emmanuel Grégoire. Comment, en effet, ne pas tenir compte du bilan positif pour la cause arménienne de l’occupante actuelle de la fonction, Anne Hidalgo, dont il est le successeur politique revendiqué. Pourrait-on faire abstraction de toutes les résolutions qui ont été approuvées à son initiative, des gestes qui ont été accomplis ainsi que de son engagement constant au côté du CCAF et des Arméniens de France durant ces 12 dernières années ? Et ce, malgré le rendez-vous manqué que constitue le projet de la maison d’Arménie. Un dossier dont héritera la prochaine mandature…

Si je devais voter à Marseille, mon choix tiendrait également compte du bilan des intéressés. A cette aune, Martine Vassal l’emporterait, eu égard à toutes ses actions dans la durée pour la cause arménienne. On n’en dressera pas ici la liste. Chacun connaît l’ampleur et la sincérité de ses engagements. Les Marseillais d’origine arménienne en sont les témoins directs. Un domaine où Benoît Payan, son principal adversaire, est toutefois loin d’avoir démérité. Mais comme on ne peut glisser qu’un seul bulletin dans l’urne, paraît-il, celui-ci porterait pour moi le nom de Martine Vassal.

Enfin à Lyon, la lutte serait un peu inégale, car j’apprécie depuis longtemps Georges Képénékian. Et qu’à l’instar de nombre d’amis de l’Arménie, je suis témoin depuis de très nombreuses années de son dévouement pour le pays et ses combats. C’est donc cet élu d’origine arménienne qui obtiendrait ma voix. Avec l’espoir qu’il puisse l’emporter, ou, du moins, qu’il joue un rôle à la hauteur de ses mérites, dans cette ville dont il a été pendant quelques années un premier magistrat qui nous a fait honneur.

Ara Toranian

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