Comme de très nombreuses villes et collectivités de France, ce vendredi 24 avril 2026, Saint-Tropez et Cavalaire, hauts-lieux de villégiatures et fidèles à leur devoir de mémoire, étaient au rendez-vous de l’Histoire pour la commémoration du 111e anniversaire du génocide des Arméniens.
Ces cérémonies républicaines étaient organisées sous l’égide de l’Association des Arméniens du Golfe de Saint-Tropez, présidé par Annie et Levon Muradyan.

À Cavalaire, la cérémonie et les dépôts de gerbes avait lieu dans la matinée devant le Katchkar situé au Rond Point d’Arménie 1915-2015.

Nicolas Rodriguez, jeune maire nouvellement élu avait convié plusieurs conseillers et élus pour cette cérémonie.
Nicolas Patel maire de La Croix-Valmer et Éric Jouvenot adjoint au maire , nouvellement élus, étaient également présents pour apporter leur soutien à la cause arménienne.
Annie Muradyan avait pris la parole pour rappeler les faits tragiques du premier génocide du XXe siècle et saluer les liens séculaires entre la France et l’Arménie.

Dans l’après midi, après un office religieux en l’église Paroissiale par le Révérend Archen Movsesyan de l’église apostolique arménienne de Beaumont, c’est autour du Katchkar situé face au cimetière marin de Saint-Tropez et de la Méditerranée qu’avait lieu la seconde cérémonie.
Ce moment solennel était marqué part la présence de Sylvie Siri Maire de la Ville et Conseillère régionale, de Michel Perrault adjoint au maire et correspondant Défense.
Des membres du Conseil municipal, Annie et Levon Muradyan ainsi que Harry et Sandra Teneketzian et les membres de la communauté arménienne du Golfe de Saint-Tropez qui étaient également présents.

Lors des allocutions devant le Katchkar et sous un soleil estival, Gilbert Derderian Président de l’église apostolique arménienne de Beaumont à Marseille et représentant civil du Diocèse de l’Église Apostolique Arménienne de France venu spécialement de pour l’occasion a rappelé la genèse du génocide.
Il a rendu hommage à Raphaël Lemkin qui avait forgé le mot de génocide en 1947 et qui avait permis de graver dans le marbre de la Convention des Nations-Unies en 1948, la prévention et la répression de pareils crimes contre l’humanité.
Gilbert Derderian a clos ses propos en déclarant l’importance de cette cérémonie afin d’affirmer que la dignité humaine est indivisible et que la mémoire nous oblige.
Alain Sarkissian.
