Les plongeurs ont retrouvé aujourd’hui dans la rivière Pambak le corps de Nariné, 13 ans, disparue depuis le 15 juin.
Le plongeur Vahé Melkonian avait commencé les recherches tôt le matin, à environ un demi-kilomètre du lieu de l’accident, dans une cavité formée par les racines d’un arbre. C’est là, à un mètre de profondeur, que le corps de l’adolescente a finalement été découvert. Les secours la recherchaient depuis une semaine.
« Aujourd’hui, je ne pensais qu’à ça, comme si mon cœur me l’avait soufflé », a déclaré le plongeur.
Cinq jours plus tôt, un peu plus en amont, également sous des racines d’arbres, il avait retrouvé le corps de la sœur cadette de Nariné, Naré, âgée de 7 ans.
Au cours des jours précédents, des dizaines de plongeurs, secouristes, policiers et bénévoles avaient pourtant fouillé à plusieurs reprises cette même zone. Après avoir extrait le corps de l’enfant de la rivière, Vahé Melkonian s’interrogeait sur les raisons pour lesquelles les recherches étaient restées infructueuses pendant tant de jours.
Une semaine auparavant, les deux sœurs avaient tenté de se rendre dans un centre éducatif situé dans un quartier voisin. Au lieu d’emprunter le pont, elles avaient choisi de traverser la rivière en marchant sur une conduite installée à l’époque soviétique. Mais le tuyau, rendu glissant par l’humidité, s’est révélé dangereux : les enfants ont perdu l’équilibre et ont été emportées par les eaux en crue du Pambak.
Cette conduite de plus de quinze mètres de long, responsable au fil des décennies de nombreux décès dans la région du Lori, n’a été démontée que la semaine dernière, à la suite de ce nouveau drame.
Quelques minutes avant la découverte du corps, la ministre de l’Intérieur, Arpiné Sarkissian, était arrivée à Vanadzor. Depuis le poste de commandement installé à l’entrée de la ville, elle examinait l’avancement des opérations de recherche. Elle soulignait alors que les autorités étudiaient non seulement l’hypothèse de la chute de l’enfant dans la rivière, mais aussi d’autres scénarios. Peu après, le corps de la fillette noyée était retrouvé.
Le photoreporter Gagik Chamchian, qui a suivi les opérations de secours tout au long de la semaine, a soulevé la question des faibles rémunérations des sauveteurs, estimant qu’ils ne perçoivent que 150 000 à 170 000 drams par mois malgré la difficulté de leur travail. La ministre a remercié les secouristes et les bénévoles ayant participé aux recherches et s’est dite favorable à leur encouragement, comme le suggérait le journaliste. En revanche, elle n’a pas répondu directement à la question de leurs salaires.
La petite Naré, âgée de 7 ans et retrouvée dans le Pambak il y a cinq jours, a déjà été inhumée. Après la découverte aujourd’hui du corps de sa sœur aînée, des enquêteurs travaillaient sur place.
Tout au long de cette tragédie, des psychologues ont accompagné la famille durement éprouvée. Leur mère vivait avec ses cinq enfants dans un appartement loué à Vanadzor.
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