Samedi 25 avril 2026, l’Association nationale des anciens combattants et résistants arméniens (ANACRA) s’est réunie à Paris, sous l’Arc de Triomphe, pour un hommage solennel à la fois patriotique et mémoriel.
Devant la flamme du Soldat inconnu, ravivée chaque soir depuis 1923, des gerbes ont été déposées en souvenir des Arméniens morts pour la France, mais aussi des victimes du génocide de 1915. Un double hommage, à la croisée de l’histoire nationale et de la mémoire arménienne, qui rappelle l’engagement constant de la communauté dans le destin français.
Autour de l’ANACRA, plusieurs personnalités et institutions avaient fait le déplacement, parmi lesquelles une délégation de l’ambassade d’Arménie en France, ainsi que des représentants du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF). De nombreuses associations étaient également présentes, témoignant de l’ancrage profond de cette commémoration dans le tissu associatif franco-arménien.
Dans le silence solennel de la place de l’Étoile, ponctué par les sonneries militaires, les participants ont observé un moment de recueillement. À travers ce geste, c’est une mémoire plurielle qui s’exprime : celle des combattants tombés pour la France, mais aussi celle d’un peuple marqué par l’exil et la tragédie, dont l’histoire reste indissociable de la quête de reconnaissance et de justice.
Dans le sillage des commémorations du génocide arménien du 24 avril, cet hommage a pris une résonance particulière, inscrivant une nouvelle fois la mémoire arménienne dans l’espace républicain français.

























Photos Jean Eckian
Au souvenir d’Antoine Bagdikian
