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Le gouvernement arménien dévoile les plans de paix pour le Karabakh

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©armenews.com

Cédant à la pression de l’opposition, le gouvernement a rendu publics mardi 2 décembre les plans internationaux visant à mettre fin au conflit du Haut-Karabakh, y compris celui qui avait apparemment été rejeté par le Premier ministre  avant la guerre de 2020 avec l’Azerbaïdjan.

Les dirigeants de l’opposition ont présenté le plan de 2019 comme une preuve supplémentaire de leurs affirmations selon lesquelles Nikol Pachinian aurait ouvert la voie à une guerre désastreuse au lieu d’accepter un accord de paix favorable à la partie arménienne. Pour sa part, N. Pachinian a continué à affirmer que cette proposition, ainsi que d’autres présentées par les États-Unis, la Russie et la France, appelaient à un contrôle azerbaïdjanais sur le Karabakh.

La plupart de ces propositions étaient basées sur les « principes de Madrid », initialement proposés par les médiateurs américains, russes et français en 2007. Ce projet d’accord-cadre, modifié à plusieurs reprises au cours de la décennie suivante, confirmait le droit des Arméniens du Karabakh à l’autodétermination tout en appelant à leur retrait des districts azerbaïdjanais autour du Karabakh occupés au début des années 1990. Le statut internationalement reconnu du Karabakh serait déterminé par un futur référendum. Les documents rendus publics confirment cette formule de paix.

Les trois coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE ont présenté aux parties en conflit une version actualisée de l’accord de paix proposé en 2019, un an après l’arrivée au pouvoir de Nikol Pachinian. Après l’avoir nié à plusieurs reprises, le Premier ministre a reconnu à contrecœur ce fait en février de cette année.

Il a également admis en août qu’il avait rejeté ce plan. Il a déclaré que sa mise en œuvre aurait conduit à la « perte de l’indépendance et de la souveraineté de l’Arménie ».

Dans une note explicative publiée mardi, son bureau a affirmé que « le référendum prévu n’aurait pas eu lieu au Karabakh, mais dans tout l’Azerbaïdjan ». Cependant, le plan de 2019 publié par celui-ci parle d’une « libre expression de la volonté de la population du Haut-Karabakh », dont les résultats seraient juridiquement contraignants pour toutes les parties. Il précise également que « la formulation de la ou des questions soumises au vote ne sera en aucune façon limitée », ce qui signifie que les Arméniens du Karabakh pourraient voter pour la sécession de l’Azerbaïdjan ou l’unification avec l’Arménie.

Les hauts représentants des groupes d’opposition arméniens dirigés par les trois anciens présidents du pays, Levon Ter-Petrosian, Serge Sarkissian et Robert Kotcharian, se sont emparés de ces révélations.

« Toutes nos déclarations ont été confirmées, a déclaré Levon Zurabian, du Congrès national arménien de Ter-Petrosian. Si le document publié avait été adopté, nous aurions eu la paix, la levée du blocus, l’indépendance de facto de l’Artsakh, le contrôle de Kelbajar et de Lachin, et le déploiement de forces internationales de maintien de la paix sur tout le périmètre de l’Artsakh. »

« Vous avez rejeté cette proposition en disant : « L’Artsakh est l’Arménie. Point final », et nous avons eu la guerre », a déclaré Eduard Sharmazanov, du Parti républicain de Sarkissian.

L’opposition arménienne tient Pachinian pour responsable de la défaite de l’Arménie dans la guerre de 2020, qui a fait au moins 3 800 morts parmi les soldats arméniens et prédéterminé la reconquête du Karabakh par l’Azerbaïdjan en 2023. Pashinian a rejeté la responsabilité sur Kotcharian et Sarkissian. Ce dernier a perdu le pouvoir plus de deux ans avant le déclenchement de la guerre.

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