« Si cette mentalité perdure, ce qui nous reste à faire,… c’est sans doute voir ce que décidera les 81 millions de citoyens » a déclaré M. Erdogan lors de la session de clôture du TRT World Forum, ayant pour thème « La quête de justice dans un monde divisé ».
En réponse à une question demandant si l’UE touche à sa fin, M. Erdogan a assuré qu’il en avait également vu les signes.
« Qu’elle s’approche rapidement pour que nous tracions nous aussi notre chemin » a continué le président turc.
« Depuis 1963 à 2018, ils nous lanternent toujours. C’est une oppression inadmissible. Des pays qui ne peuvent être comparés à notre pays ont adhéré à l’UE. Au sujet des critères de Copenhague, nous les avons toutes remplies mais des pays qui n’ont aucun lien avec ces critères, ont été admis dans l’UE. Au sujet de la Turquie, vous voyez qu’ils présentent des prétextes sans valeur. Il n’y a rien qui indique que le chemin de la Turquie est ouvert dans l’UE. On n’arrête pas de nous donner des conseils comme par exemple, ‘Faisons une procédure différente qui placera la Turquie à telle place’. Nous le refusons. Au cours de ma dernière visite aux Etats-Unis, je l’ai dit à certains des présidents de l’UE. ‘Vous me fatiguez et je vous fatigue. Si vous allez accepter, alors faites-le, sinon, dites-le nous pour que nous tracions notre chemin. Arrêtons de nous fatiguer. Mais ils n’en ont pas marre de fatiguer… C’est ce que j’ai dit aussi à Mme Merkel. ‘Dites-le nous si vous n’allez pas accepter. Comme ça chacun continue son chemin’. Ils ne nous disent pas non plus qu’ils ne vont pas accepter » a dit M. Erdogan.
Il a aussi répondu à la question demandant si la Turquie à une proposition pour préserver l’intégrité de l’UE.
« Pourquoi elle n’en aurait pas. Nous n’avons pas été créés pour diviser l’UE. Nous serons forts dans la mesure où l’UE la sera. Nous avons beaucoup de choses à apporter à l’UE, et celle-ci peut aussi nous apporter beaucoup de choses » a répondu le chef de l’Etat turc.
M. Erdogan a aussi signalé qu’un référendum pourrait être organisé sur l’adhésion, si l’UE continue sa tactique de lanternement.
« Si cette mentalité continue, ce qui nous reste à faire, ça sera une bonne manchette pour les journaux de demain (aujourd’hui)… Ce qui nous restera à faire, c’est sans doute consulter les 81 millions de citoyens. Il faut voir ce qu’ils vont en décider » a assuré le président Erdogan.

