Le fait le plus préoccupant est que des troupes azerbaïdjanaises se trouvent toujours sur le territoire de l’Arménie, a déclaré le chef d’état-major des forces armées arméniennes, Edward Asryan, lors d’un point presse avec les journalistes.
« Nous l’avons dit à de nombreuses reprises, moi-même, le ministre concerné ainsi que le Premier ministre de la République d’Arménie : nous travaillerons pour que, grâce au processus de délimitation et de démarcation des frontières, l’intégrité territoriale et la souveraineté de la République d’Arménie soient pleinement rétablies », a-t-il affirmé.
Interrogé sur les raisons pour lesquelles les forces azerbaïdjanaises ne se sont pas retirées de la région de Djermouk, alors qu’il avait lui-même annoncé qu’elles le feraient, Asryan a répondu : « Oui, c’est bien moi qui l’ai dit. À ce moment-là, il fallait le dire, et je n’expliquerai pas publiquement pourquoi je l’ai fait. Je l’ai dit, et je ne cherche pas à le nier. »
En septembre 2022, après l’incursion de troupes azerbaïdjanaises sur le territoire souverain de l’Arménie à la suite des affrontements militaires, le chef d’état-major avait déclaré que les soldats azerbaïdjanais présents notamment dans le secteur de Djermouk étaient coupés de leurs lignes d’approvisionnement. Selon lui, sans eau ni nourriture, leurs ressources s’épuiseraient en quelques jours, les contraignant à quitter la zone.
À une question de Radio Liberté sur l’ampleur des travaux de fortification réalisés dans ce secteur, Asryan a répondu :
« Je ne peux pas vous donner de chiffres précis. »
Il a toutefois rappelé que les travaux de fortification faisaient partie intégrante du soutien du génie militaire : « Lorsqu’une unité militaire s’installe dans une zone, elle doit réaliser ce type de travaux. Notre devoir est également de signaler lorsque les forces armées azerbaïdjanaises effectuent des travaux sur le territoire de la République d’Arménie. Nous le faisons par les canaux appropriés. »
À l’observation selon laquelle ces travaux pourraient indiquer que les forces azerbaïdjanaises n’ont pas l’intention de se retirer dans le cadre du processus de délimitation, il a répondu : « Non, ce n’est pas une évaluation juste. Si l’on étudie non seulement notre propre expérience mais aussi celle d’autres pays, on trouve de nombreux exemples où des forces se retirent effectivement d’un territoire après y avoir été déployées. »
Interrogé sur les coupes d’arbres signalées dans les zones où les Azerbaïdjanais réalisent des travaux de fortification, Asryan a déclaré : « Lorsqu’on construit des ouvrages de défense, les arbres qui doivent être abattus le sont. Là où il est nécessaire de créer des obstacles artificiels non explosifs à l’aide d’arbres abattus, cela est également réalisé. »
Enfin, à la question de savoir si la partie arménienne abordait directement ce sujet avec les militaires azerbaïdjanais, le chef d’état-major a répondu : « Les forces armées arméniennes, le chef d’état-major et aucun militaire placé sous son autorité n’entretiennent de contacts avec les soldats des forces armées azerbaïdjanaises. »
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