La situation s’est tendue et une bagarre a éclaté jeudi matin à l’Assemblée nationale (AN) d’Arménie.
Tout a commencé par le discours de Taron Chakhoyan, député du groupe parlementaire « Contrat civil » (la majorité au pouvoir), qui a déclaré : « Monsieur Karapetyan [c’est-à-dire Narek Karapetyan, chef du groupe d’opposition « Arménie forte »], ce n’est pas ma faute si toute votre famille est impliquée en politique, y compris votre oncle, votre père, votre cousin, ce dernier ayant même tenté de créer un ministère dans notre pays. Ce n’est pas ma faute s’il voulait créer un ministère qui satisferait toutes les femmes. Vous ne vous êtes pas encore excusé pour cela. »
Suite à cela, le chef du groupe d’opposition « Arménie forte » à l’AN, Narek Karapetyan, s’est mis à crier depuis son siège.
Chakhoyan lui a répondu.
Les députés de l’opposition se sont alors levés, et une bagarre a éclaté.
D’autres députés ont tenté de calmer le jeu et de séparer les législateurs qui se battaient.
À son tour, le président de l’Assemblée nationale, Ruben Rubinyan, a déclaré : « Je n’interromprai pas la séance précisément pour que tout le monde puisse voir tout cela. La séance se poursuivra. C’est à vous de décider s’il y aura ou non une bagarre. Soit vous vous dispersez, soit vous vous asseyez ! »
La situation est devenue encore plus tendue lorsque Taron Chakhoyan et le député de l’opposition Garnik Davtyan ont commencé à échanger des coups de poing.
Peu après, une véritable bagarre a éclaté parmi les élus.
On ne savait déjà plus qui frappait qui. De nombreux élus ont été blessés.
Finalement, Ruben Rubinyan a décrété une suspension de séance et a fait intervenir les agents de sécurité dans la salle des séances de l’Assemblée nationale.
