Un véritable équilibre des pouvoirs est nécessaire à une paix stable entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan a indiqué l’Ambassadeur iranien à Erevan.
« En réalité, si nous aspirons réellement à une paix stable et durable dans la région, nous devons garantir un véritable équilibre des pouvoirs entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. C’est un point crucial ». Le 23 septembre, lors de la conférence intitulée « Transformer les relations arméno-iraniennes dans un contexte stratégique en mutation », al’ambassadeur d’Iran en Arménie, Khalil Shirgholami, l’a affirmé.
Il a souligné l’importance de l’instauration d’un nouvel équilibre des pouvoirs dans la région. « Parler de paix est une bonne chose, mais on ne peut pas établir et maintenir la paix par la seule rhétorique », a-t-il déclaré.
Il a précisé que l’Iran œuvre pour un nouvel équilibre des pouvoirs dans la région, seul véritable gage d’une paix durable. Selon lui, sans cet équilibre, la situation restera fragile, quelles que soient les bonnes intentions des parties, car la simple volonté ne suffit pas à garantir la paix dans la région.
« Le statu quo, ou la situation actuelle dans la région, doit servir de base à la paix, et tout changement géopolitique est inacceptable. Telle est la position fondamentale de l’Iran. Sur les plans territorial et géopolitique, le statu quo doit être maintenu », a souligné Shirgholami.
D’après lui, les mécanismes et les formats d’interaction intrarégionaux sont bien plus viables et efficaces pour garantir la stabilité, le développement et une paix durable.
L’ambassadeur a noté que les intérêts des puissances extrarégionales sont compréhensibles, mais a averti que si elles tentent de transformer la région en un théâtre de compétition ou de conflit destructeur, personne n’en tirera profit. « À long terme, cela aura de graves conséquences et compromettra la stabilité et le développement de cette région », a-t-il insisté.
Dans le même temps, Khalil Shirgholami a exprimé son soutien à l’idée d’interconnexion des infrastructures et au projet « Carrefour de la paix » proposé par le Premier ministre de la République d’Arménie, Nikol Pachinian.
Le diplomate a souligné que ce carrefour englobe différentes directions : est-ouest, ouest-est, nord-sud et sud-nord. « S’il est prévu de débloquer les voies de communication dans la région, il convient d’exploiter pleinement le potentiel existant. Si le projet TRIPP remplit certaines conditions préalables, il contribuera au développement et à la paix de la région. Par ailleurs, nous sommes convaincus que l’Arménie dispose également d’autres atouts pour devenir un maillon essentiel reliant le golfe Persique, l’océan Indien et d’autres régions. Ce potentiel doit lui aussi être mis en œuvre », a conclu l’ambassadeur iranien.
Krikor Amirzayan

