L’Arménie oblige la France et l’Union européenne à répondre à une question simple : que vaut une politique européenne de souveraineté lorsqu’un petit État, longtemps dépendant de la Russie, cherche réellement à s’en dégager ? Depuis la perte du Haut-Karabakh, Erevan ne demande pas seulement des déclarations de soutien. Elle cherche des garanties politiques, des débouchés économiques, des infrastructures, des outils de sécurité et une place dans un ordre régional où Moscou n’est plus capable de jouer le rôle de protecteur qu’elle revendiquait.
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