Après l’autorisation donnée par la Commission électorale centrale, les forces de l’ordre ont signifié à Andranik Tevanian les charges retenues contre lui, lui ont passé les menottes avant de procéder à son arrestation.
À l’issue d’une séance de près de neuf heures, la Commission électorale centrale avait accepté la requête du parquet visant à lever l’immunité du candidat du parti « Arménie prospère ».
Le parquet a indiqué que la CEC avait approuvé non seulement l’ouverture de poursuites pénales contre Tevanian, mais également la demande de privation de liberté à son encontre.
Deux jours auparavant, lors d’un meeting, le Premier ministre avait annoncé depuis la tribune que le Service de sécurité nationale préparait un signalement concernant Tevanian. Dès le lendemain, le dossier se retrouvait sur le bureau du Comité d’enquête, et une procédure pour haute trahison et espionnage était rapidement ouverte.
Tevanian rejette les accusations des enquêteurs et du Premier ministre, selon lesquelles il aurait espionné au profit de la Russie.
Le Comité d’enquête affirme au contraire disposer d’informations selon lesquelles Tevanian aurait été recruté par des services spéciaux étrangers. Selon les enquêteurs, le directeur du centre géopolitique « Russia Caucasus », présenté par les autorités comme un agent étranger, aurait reçu il y a deux ans de Tevanian des informations contenant des secrets d’État en échange de 622 000 dollars.
Ces informations concerneraient les auditions tenues à huis clos lors d’une séance secrète de l’Assemblée nationale en avril 2024, consacrée à la délimitation des frontières. Cette réunion, convoquée à l’initiative de l’opposition, avait réuni le ministre des Affaires étrangères ainsi que le président de la commission de délimitation, le vice-Premier ministre Mher Grigorian.
