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CCAF : une élection pour affronter l’avenir ! par Mourad Papazian

Le processus électoral engagé par le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France – CCAF- constitue une avancée importante pour notre communauté. Pour la première fois, des femmes et des hommes ont adhéré au CCAF afin d’élire directement une partie de sa gouvernance, à la fin de cette semaine, les 6, 7 et 8 février. Ce choix est sain. Il renforce la légitimité de l’institution et rappelle une vérité simple : une organisation ne vaut que par l’engagement de celles et ceux qui la font vivre.

Il faut donc remercier toutes celles et tous ceux qui ont fait l’effort d’adhérer, de s’informer, de participer. Leur mobilisation n’est pas un acte administratif ; c’est un acte politique au sens noble du terme. Elle traduit une volonté de structuration, de responsabilité et de projection dans le temps. Dans un moment historique où la cause arménienne est attaquée, fragilisée, parfois marginalisée, ce choix de renforcer le CCAF est un choix de lucidité.

Ce processus aurait cependant gagné à se dérouler dans un climat plus digne. La campagne de dénigrement dont le CCAF a été la cible est regrettable. Même si elle est orchestrée essentiellement par des groupuscules ou des individus instrumentalisés, elle ne sert ni la communauté, ni l’Arménie, ni l’Artsakh. Elle ne profite qu’aux adversaires du peuple arménien, à ceux qui se réjouissent de nos divisions et de nos querelles internes. Fragiliser l’outil collectif, c’est affaiblir notre capacité d’influence.

Une capacité d’influence que nous avons portée jusqu’au sommet de l’Etat français depuis de nombreuses années et qui a permis d’instaurer une relation franco-arménienne optimale jusqu’à créer les conditions pour une coopération militaire entre les deux pays.

Grâce à notre action, nous avons totalement démonétisé le lobbying de l’Azerbaïdjan en France.

Le dîner annuel du CCAF qui s’est récemment déroulé à Paris est une éloquente démonstration de l’unanimité que nous avons réussi à créer en obtenant l’adhésion de toutes les forces politiques françaises.

Pourquoi vouloir détruire ou critiquer, sans véritable argument, ce qui a été construit et qui constitue un modèle dans la diaspora ?

C’est dans ce contexte que la liste « Unis pour l’Arménie » a fait un choix : celui du fond. Elle a présenté un programme d’actions pour les vingt-cinq prochaines années. Un programme en douze points. Un programme qui conjugue la poursuite des combats historiques – reconnaissance, lutte contre le négationnisme, défense de l’Artsakh, sécurité de l’Arménie – avec une exigence de modernisation et de renforcement du CCAF dans le but d’augmenter encore plus son influence et son efficacité. Nous voulons faire plus et mieux !

Ce projet repose sur plusieurs axes clairs : mobiliser les talents et les influences de la communauté, structurer autour du CCAF un comité stratégique capable de démultiplier son rayonnement politique, médiatique et intellectuel, et traiter sans tabou la question du financement, qui sera décisive pour l’avenir. Sans moyens, il n’y a pas d’action durable. Sans vision, il n’y a pas de stratégie.

À l’inverse, il faut aussi constater – sans acrimonie mais avec honnêteté – l’absence de projet, d’idées et de vision portées par la liste concurrente. Je le dis avec beaucoup de regrets. Nous ne pouvons même pas débattre projet contre projet car aucun projet n’est proposé par la liste concurrente.

Leur campagne, fondée principalement sur une ambition personnelle, ne peut répondre aux défis qui sont devant nous. Le débat organisé sur Ayp FM le 17 janvier a malheureusement illustré ce vide. Or le moment que nous vivons exige exactement l’inverse : moins d’ego, plus de collectif ; moins de postures, plus de travail ; moins de slogans, plus de stratégie.

Ce processus électoral est un progrès pour les Français d’origine arménienne. À condition de ne pas en rester là. Avec la liste « Unis pour l’Arménie », nous voulons transformer l’étape actuelle en un processus de renforcement, de rassemblement, de mutation et de préparation de l’avenir. Faisons-en un point d’appui, pas un point de fracture.

Mettons tout en œuvre pour que cette élection nous rende fiers d’être ce que nous sommes : une communauté citoyenne, républicaine, loyale envers la France, et pleinement engagée pour la cause arménienne ; une communauté mobilisée pour la sécurité et le développement de l’Arménie ; une communauté qui n’abandonne pas l’Artsakh.

C’est à cette condition que le CCAF continuera d’être ce qu’il doit être : un outil utile, crédible et respecté. Et c’est à cette condition que nous serons à la hauteur de l’histoire que nous avons à écrire. C’est notre belle ambition. À la fin de cette semaine, les vendredi 6, samedi 7 ou dimanche 8 février, votez pour la liste « Unis pour l’Arménie. »

Mourad Papazian

Le 3 février 2026

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