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Ararat Mirzoyan et Alen Simonyan réagissent aux déclarations venues de Russie

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©armenews.com

« Nous sommes liés par de nombreux fils, nous avons un partenariat, une coopération existe, et nous devons travailler de manière à orienter l’ensemble dans une dynamique positive », a déclaré aujourd’hui le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, dans un entretien accordé à « Azatutyun », réagissant aux déclarations particulièrement dures formulées récemment par la partie russe.

« S’il y a des problèmes, nous travaillerons à leur résolution dans une atmosphère de discussion partenariale, saine et constructive. Nous travaillons avec nos partenaires et, bien entendu, toutes les questions trouveront une solution », a insisté le ministre.

Depuis Moscou, les autorités russes critiquent sévèrement plusieurs initiatives du gouvernement arménien, notamment ses aspirations à un rapprochement avec l’Union européenne, qu’elles jugent contraires à l’esprit d’alliance. Plus encore, le président Vladimir Poutine lui-même avait exhorté Erevan à choisir rapidement entre l’Union économique eurasiatique et l’Union européenne.

Le Premier ministre Nikol Pachinian, qui ne participera pas à la prochaine réunion de l’UEEA en raison de la campagne électorale, affirme pourtant qu’il n’existe aucune crise dans les relations arméno-russes et qu’Erevan respecte les intérêts de Moscou. Du côté russe, plusieurs initiatives arméniennes sont toutefois considérées comme « non alliées », le dernier exemple cité étant le sommet de la Communauté politique européenne organisé récemment à Erevan.

La partie russe fait également régulièrement état de problèmes liés aux exportations arméniennes vers la Russie.

Le président de l’Assemblée nationale, Alen Simonyan, a déclaré aujourd’hui à « Azatutyun » qu’il ne pensait pas qu’il fallait céder à la panique simplement parce que certaines organisations chargées de contrôler la qualité des produits procédaient à des inspections.

« Il ne faut pas paniquer ni tenter de créer du bruit autour de cela. Je vous assure que cela est principalement lié aux déclarations des forces politiques prorusses. Ce que fait Gaguik Tsaroukian, ce que fait “Samon de Kalouga”, ce que fait Robert Kotcharian : ils provoquent, ils servent en quelque sorte de balises. Je ne pense pas qu’en Russie on maîtrise si mal la situation qu’on chercherait à transformer cela en quelque chose de durable. Excusez-moi, mais ce cognac, nous ne le donnons pas gratuitement : ils l’achètent, ils le consomment, ils gagnent de l’argent avec, et il en va de même pour les fleurs. D’ailleurs, ce genre de situations s’est déjà produit à plusieurs reprises », a-t-il déclaré.

Simonyan a également souligné qu’il entretenait de bonnes relations de travail avec son homologue russe Valentina Matvienko et qu’aucune discussion problématique n’avait eu lieu entre eux.

« C’est une amie plus âgée, une bonne partenaire, j’ai beaucoup de respect pour elle. Elle ne m’a pas appelé, elle ne m’a rien dit. Nous sommes convenus que, si une telle situation survenait, elle m’appellerait et m’en parlerait, et je respecte sa parole. Je pense que ces tensions peuvent avoir de nombreuses causes : les événements liés à l’Ukraine peuvent jouer un rôle, le récent sommet a peut-être suscité de l’irritation, le processus électoral en Arménie, la participation active des forces prorusses à cette campagne, mais aussi les derniers sondages, car il est évident, au vu des enquêtes menées par toutes les organisations sérieuses et de l’atmosphère générale, que le pouvoir bénéficie d’un fort soutien en Arménie. Le processus de paix peut aussi entrer en ligne de compte… Les raisons sont multiples, on ne peut pas tout réduire à une seule cause », a insisté le président du Parlement.

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