Alors que la Cour constitutionnelle examinait le recours contestant les résultats des élections législatives du 7 juin, des partisans des forces d’opposition se sont rassemblés devant le siège de la Haute juridiction.
D’importants effectifs de police étaient déployés sur place, bien que le rassemblement se soit déroulé dans le calme. Les forces de l’ordre avaient bloqué l’accès au bâtiment.
Les manifestants demandaient à la Cour de rendre une décision juste et de ne pas céder aux pressions du pouvoir, comme l’a déclaré l’un des représentants de l’opposition.
Des représentants des coalitions « Arménie forte » (Ujhegh Hayastan), « Arménie » (Hayastan) ainsi que du parti « Arménie prospère » (Bargavatch Hayastan) étaient présents devant le tribunal. Ils ont accordé des points presse et répondu aux questions des journalistes.
La principale interrogation demeure celle de l’acceptation ou non des mandats parlementaires. Les coalitions « Arménie » et « Arménie forte » assurent qu’aucune décision définitive n’a encore été prise.
Tête de liste d’« Arménie forte », Narek Karapetian a indiqué que la position du mouvement serait arrêtée après la décision de la Cour constitutionnelle.
« Au lendemain des élections, la grande majorité de notre équipe était favorable au refus des mandats. Par la suite, nous avons examiné plusieurs scénarios et mené de nombreuses discussions. Je ne peux pas dire aujourd’hui que nous avons déjà arrêté une ligne définitive. Je pense qu’après la décision de la Cour constitutionnelle et une fois notre plan d’action finalisé, nous ferons une déclaration. Tout se fera de manière transparente, sous les yeux des citoyens », a déclaré Karapetian.
Avant de se rendre devant la Cour, « Arménie forte » avait organisé une réunion à huis clos avec ses sympathisants.
Les journalistes lui ont demandé quelles propositions avaient été formulées et si les soutiens du mouvement poussaient les forces d’opposition à renoncer à leurs mandats pour engager une mobilisation de rue contre le pouvoir de Nikol Pachinian.
Narek Karapetian a répondu que les avis étaient partagés.
« Nous avons aujourd’hui tenu une réunion très animée, très intéressante et particulièrement intense avec les personnes qui nous ont accordé leur confiance. Cette rencontre s’est déroulée à huis clos. Deux positions principales s’y sont dégagées : une partie des participants estime qu’il faut poursuivre la lutte par les voies parlementaires et institutionnelles. Tous partagent le même objectif, celui d’un changement de pouvoir, mais les divergences portent sur les moyens d’y parvenir. Nous avons trouvé certains points de convergence, mais nous devons encore poursuivre le travail afin d’être à la hauteur de la confiance que nous ont accordée nos compatriotes », a déclaré le chef de file d’« Arménie forte ».
