L’Arménie va désormais pouvoir commercer directement avec la Turquie et utiliser la ligne ferroviaire Akhalkalaki (Géorgie) – Kars (Turquie), a déclaré Ruben Rubinyan, vice-président du Parlement arménien et envoyé spécial de l’Arménie pour la normalisation des relations avec la Turquie.
« En effet, des événements très importants se sont produits, auxquels on n’a pas accordé l’attention qu’ils méritaient au milieu des troubles politiques intérieurs. Tout d’abord, le commerce direct entre l’Arménie et la Turquie est désormais possible. Auparavant, une telle possibilité n’existait pas entre les deux pays sur le plan douanier », a déclaré M. Rubinyan lors d’un point presse mardi.
Selon lui, les procédures d’importation de l’Arménie vers la Turquie et de la Turquie vers l’Arménie seront désormais nettement plus simples et plus rapides.
« L’Arménie pourra également utiliser la ligne ferroviaire Akhalkalaki-Kars. » Les entreprises pourront l’utiliser tant pour le commerce bilatéral que pour le transit. Cela crée les conditions nécessaires au transport de marchandises vers l’Europe et la Syrie », a souligné M. Rubinyan.
Auparavant, le 13 mai 2026, la Turquie avait annoncé l’achèvement des préparatifs en vue du lancement des échanges commerciaux directs avec l’Arménie. Erevan avait indiqué que les échanges entre l’Arménie et la Turquie, d’un point de vue douanier, étaient désormais possibles directement, sans qu’il soit nécessaire de passer par des pays tiers pour les formalités douanières.
Le 23 mai, le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a annoncé que la ligne ferroviaire Akhalkalaki (Géorgie)–Kars (Turquie) était ouverte aux exportations depuis l’Arménie et aux importations vers le pays ; le transport ferroviaire vers l’UE est également possible via la Géorgie et la Turquie.
À propos du dialogue arméno-turc
L’Arménie et la Turquie n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1991, et la frontière entre les deux pays est fermée depuis 1993 à l’initiative d’Ankara. Parmi les principaux points de discorde figuraient la reconnaissance du génocide arménien sous l’Empire ottoman et le conflit du Haut-Karabakh.
En décembre 2021, des représentants spéciaux chargés de la normalisation des relations ont été nommés : Ruben Rubinyan, vice-président de l’Assemblée nationale arménienne, et Serdar Kılıç, ancien ambassadeur de Turquie aux États-Unis.
À compter du 1er janvier 2023, le transport aérien direct de fret a été autorisé entre les deux pays. Par ailleurs, pour la période 2024-2026, les parties ont convenu d’accélérer l’ouverture de la frontière terrestre aux ressortissants de pays tiers et aux titulaires de passeports diplomatiques. Elles ont également discuté de projets concernant une ligne ferroviaire, la ligne électrique Gyumri-Kars et l’augmentation du nombre de vols.
À compter du 11 mars 2026, Turkish Airlines a lancé un vol direct sur la liaison Istanbul–Erevan–Istanbul.
Le 28 avril, une réunion du groupe de travail sur la restauration de la ligne ferroviaire Gyumri–Kars s’est tenue à Kars.
Le 4 mai, le Premier ministre de la République d’Arménie, Nikol Pashinyan, a annoncé la signature d’un protocole sur la reconstruction du pont frontalier médiéval d’Ani, et le 23 mai, l’ouverture de la ligne ferroviaire Akhalkalaki (Géorgie)–Kars (Turquie) pour l’acheminement de marchandises entre l’Arménie et l’Union européenne.
