Des fraises et des cartes. Aujourd’hui, le Premier ministre Nikol Pachinian ne distribuait la carte de l’Arménie qu’à cette condition.
En parcourant le quartier de Nor Nork après Jrvéj, le chef de liste de « Contrat civique » voyait surtout les enfants courir d’une cour à l’autre pour obtenir encore une photo, une nouvelle carte ou un petit cœur de Pachinian. Mais aujourd’hui, le Premier ministre ne distribuait pas seulement de l’amour et des cartes : il partageait aussi des fraises avec ceux qui venaient se prendre en photo avec lui ou l’embrasser.
Au milieu des innombrables selfies, des déclarations d’affection et des remerciements, un petit garçon a néanmoins décidé de se plaindre du travail du Premier ministre : « L’asphalte est cassé, les enfants se cognent le visage en jouant au football. Tout est abîmé, rien de ce qu’on nous a promis n’a été fait. »
Mais la joie de voir Pachinian était si grande dans ce quartier que cet épisode désagréable a très vite laissé place à une nouvelle déclaration d’amour et à des appels à punir les anciens dirigeants.
L’agenda de paix défendu par Pachinian représentait également une source d’espoir pour un groupe de femmes, qui affirmaient ne pas pouvoir imaginer meilleur Premier ministre pour l’Arménie : « Ce pays ne veut aucun autre Premier ministre que Nikol. Nous avons la paix, cela fait des mois qu’il n’y a plus de morts, sauf quand les gens se tuent entre eux. »
Depuis les balcons, des habitants lui envoyaient aussi des cœurs. Quelques portes et fenêtres se sont néanmoins refermées à son passage, et une petite altercation a éclaté entre des partisans de Pachinian et une femme qui l’avait traité de « Turc ». L’incident a toutefois été rapidement réglé… la femme en colère a été éloignée des lieux.
Contrairement à ce qui s’était passé dans le district d’Arabkir, le Premier ministre n’a aujourd’hui ni élevé la voix, ni participé à de vives disputes, ni prononcé de discours depuis la plateforme d’un véhicule.
Il y eut du pain et du spectacle… Sur une musique de Tata, les militants de « Contrat civique » ont dansé, tandis que le maire a redoublé la joie des enfants du quartier avec une master class de football signée Tigran Avinian.
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