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Alice Rufo et Aurore Bergé : Se souvenir du génocide, c’est refuser l’oubli. Toujours.

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©armenews.com

En se rendant à Erevan les 24 et 25 avril, Alice Rufo, Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants et Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, ont inscrit leur déplacement dans un moment hautement symbolique : celui de la commémoration du génocide arménien, dont le 24 avril marque le déclenchement en 1915.
Présentes aux cérémonies officielles organisées dans la capitale arménienne, les deux responsables françaises ont participé aux hommages rendus aux victimes au mémorial de Dzitsernagapert. Dans un contexte régional toujours marqué par le négationnisme d’Etat de la Turquie, par les nettoyage ethnique au Haut-Karabakh et les tensions persistantes avec l’Azerbaïdjan qui maintient toujours en détention 19 otages arméniens, cette présence française a été perçue comme un signal politique autant que mémoriel.
« Nous avons participé aux cérémonies officielles de commémoration du génocide », a indiqué Alice Rufo, rappelant la portée universelle de cette tragédie historique, qui visait « l’effacement d’un peuple entier ». La participation d’une délégation française à ces cérémonies s’inscrit dans une tradition diplomatique constante, Paris ayant reconnu le génocide arménien dès 2001.

Au-delà du devoir de mémoire, la visite s’est poursuivie sur le terrain de la solidarité concrète. Les deux responsables se sont rendues à la Maison du Soldat, une institution fondée en 2017 sur le modèle de l’Institution nationale des Invalides en France. Ce centre accueille chaque mois plus de 300 anciens combattants arméniens blessés lors des affrontements avec l’Azerbaïdjan, leur offrant soins, rééducation et accompagnement.

Alice Rufo a également eu un entretien avec le ministre de la Défense Souren Papikian et  avec le Premier ministre Nikol Pachinian. « Au cours de cet échange nous avons notamment abordé le renforcement des liens entre la France et l’Arménie, dans la perspective de la visite d’État du président de la République le 4 mai prochain, à l’occasion du sommet de la CPE et du premier sommet UE-Arménie. Cet échange a permis de réaffirmer la solidité des relations franco-arméniennes, nourries par une histoire partagée et la diaspora arménienne en France. Un lien fort, ancré dans la durée, que nous avons voulu honorer en étant présentes à Erevan ce 24 avril » a écrit Alice Rufo su X

A noter : 5 membres du gouvernements se sont mobilisés sur l’Arménie pour ce 24 avril, avec le Premier ministre Sébastien Lecornu à Marseille, Jean-Didier Berger ministre délégué à l’intérieur à Paris lors du rassemblement avec le CCAF, Alice RUfo et Aurore Bergé auxquelles il faut ajouter Sabrina Agresti-Roubache, ministre de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage qui était également présente à la commémoration à Marseille avec le CCAF.

Pour Paris, ce déplacement illustre une double ligne  à 10 jours de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron à Erevan à l’occasion du sommet de la communauté européenne : le maintien d’un engagement mémoriel fort aux côtés du peuple arménien, et une attention croissante aux enjeux humanitaires et sécuritaires dans la région. À Erevan, la mémoire du passé et les blessures du présent se sont ainsi croisées, sous le regard d’une délégation française venue témoigner d’une solidarité qui se veut à la fois historique et actuelle.

Aurore Bergé, ministre française chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a souligné que le lien entre la France et l’Arménie n’est pas abstrait, mais historique, humain et durable.

« Depuis 1967, la flamme éternelle brûle à Erevan. 1,5 million de vies perdues. Génocide », a-t-elle écrit, ajoutant que se souvenir le 24 avril signifie refuser d’oublier et ne jamais laisser le déni ou la falsification se développer.

 

 

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