Le gouvernement promet de mener une politique étrangère d’« équilibre et équilibrée », avec pour objectif de faire en sorte que, dans la région, autrement dit « dans son propre environnement, vivre sans soutien extérieur soit non seulement possible pour la République d’Arménie, mais également confortable ». C’est ce qui ressort du programme quinquennal de développement du nouveau gouvernement, qui doit prochainement être soumis au Parlement pour approbation.
Dans les relations avec l’Azerbaïdjan, la priorité du gouvernement de Nikol Pachinian sera la signature et la ratification du traité de paix, ainsi que la poursuite du processus de délimitation et de démarcation de la frontière.
Concernant les relations avec la Turquie, le nouveau gouvernement entend concentrer ses efforts sur l’établissement de relations diplomatiques, l’ouverture de la frontière et la mise en service d’au moins deux postes-frontières modernisés. Aucun calendrier précis n’est toutefois mentionné dans le programme. Il n’est pas non plus précisé de quels postes-frontières il s’agit, même si l’on sait que le gouvernement avait modernisé celui de Margara.
Les relations arméno-russes
Avec la Russie, le nouveau gouvernement prévoit de mener « un dialogue visant une coopération multisectorielle mutuellement bénéfique, ainsi que la transformation, le développement et l’approfondissement des relations dans les nouvelles conditions créées par une politique étrangère équilibrée et d’équilibre et par l’établissement de la paix dans la région ».
Alors que Moscou affirme que l’Arménie devrait organiser d’ici décembre un référendum sur son maintien ou non au sein de l’Union économique eurasiatique (UEE), le gouvernement Pachinian souligne dans son programme pour les cinq prochaines années qu’il entend poursuivre une coopération efficace avec l’UEE.
« Les travaux se poursuivront afin de garantir pleinement et sans entrave les libertés fondamentales de l’UEE — libre circulation de la main-d’œuvre, des services, des marchandises et des capitaux — ainsi que pour développer les relations avec les États membres et observateurs », indique le programme.
Les relations avec les États-Unis, la France et l’Union européenne
Les relations avec les États-Unis reposeront sur la Charte de partenariat stratégique global.
« Le projet TRIPP sera mis en œuvre, avec l’exploitation d’au moins des infrastructures énergétiques et ferroviaires, afin d’intégrer l’Arménie aux grands projets d’infrastructures régionaux », précise le programme présenté par le gouvernement.
Le gouvernement prévoit également de porter les relations avec la France à un niveau qualitativement nouveau, sur la base de la déclaration de partenariat stratégique.
L’Arménie entend par ailleurs approfondir son partenariat avec l’Union européenne en rapprochant ses normes en matière de démocratie, d’État de droit, d’économie, de finances, d’environnement et de politique sociale des standards européens. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la loi adoptée en 2025 « sur le lancement du processus d’adhésion de la République d’Arménie à l’Union européenne ».
Le gouvernement promet également d’achever, au cours des cinq prochaines années, le processus de libéralisation des visas avec l’Union européenne.
Partenariats stratégiques avec la Chine, l’Inde, l’Iran et la Géorgie
Le gouvernement entend approfondir son partenariat stratégique avec la Chine.
Avec l’Inde, les efforts se poursuivront dans les domaines présentant un intérêt mutuel, notamment l’économie, la défense, les transports, l’éducation et la culture, la santé, les technologies de l’information et d’autres secteurs. Ces dernières années, l’Arménie a notamment développé sa coopération avec l’Inde dans le domaine de l’industrie de défense.
Le gouvernement promet également de maintenir un dialogue politique actif avec l’Iran et d’élargir les relations commerciales et économiques.
« L’approfondissement de la coopération énergétique avec l’Iran, le développement des infrastructures frontalières et l’élargissement des voies de communication passant par l’Iran (Nord-Sud, golfe Persique–mer Noire) se poursuivront », indique le programme.
Enfin, le gouvernement de Nikol Pachinian promet également d’approfondir le partenariat stratégique avec la Géorgie.
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