Le président américain a partagé sur son réseau social Truth Social un article publié dans le Washington Examiner par son émissaire pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, dans lequel celui-ci revient sur le rôle joué par Donald Trump dans le règlement du conflit du Karabakh.
Witkoff, considéré comme l’un des architectes de la « route Trump », destinée à relier l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan via le Syunik, écrit que des générations de diplomates ont considéré comme insoluble le conflit meurtrier qui a opposé pendant des décennies l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Selon lui, cette situation a changé lorsque Donald Trump est revenu à la Maison-Blanche pour un second mandat et que, « grâce précisément à son leadership audacieux, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont paraphé l’accord de paix, mettant fin à plus de 35 années d’effusion de sang ».
Le responsable américain affirme que la doctrine de politique étrangère de Trump se distingue par sa volonté de dialoguer avec n’importe quel interlocuteur afin de défendre les intérêts américains, notamment lorsqu’il s’agit de parvenir à un règlement pacifique de conflits qui durent depuis des décennies à travers le monde.
Comment Witkoff décrit-il Pachinian et Aliev ?
Witkoff raconte que lors de sa première visite à Bakou, en mars 2025, il lui est apparu clairement que les relations des États-Unis avec l’Azerbaïdjan et le président Ilham Aliev n’avaient pas reçu l’attention qu’elles méritaient.
Il décrit le président azerbaïdjanais comme un dirigeant « fort et déterminé », prêt à prendre les décisions difficiles nécessaires à la paix et comprenant aussi bien les intérêts de son pays que l’importance de la stabilité régionale.
« Cette visite a convaincu notre équipe qu’avec la bonne approche, des progrès étaient possibles », écrit le responsable américain.
Concernant le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, Witkoff le décrit comme un dirigeant « pragmatique et courageux », capable de prendre des décisions dans l’intérêt de son peuple, même lorsqu’il sait que ces décisions risquent, dans un premier temps, d’être mal accueillies par la population.
Selon lui, les cinq mois de rencontres intensives qui ont suivi, aussi bien à Bakou qu’à Erevan, ont permis de mettre en évidence une réalité essentielle : le conflit devait être abordé sous un autre angle.
« Les problèmes pratiques, notamment la nécessité pour l’Azerbaïdjan d’avoir un accès sans entrave à son exclave du Nakhitchevan, ont longtemps été considérés comme des différends territoriaux à somme nulle. Il ne fallait pas une nouvelle répétition de formules dépassées, mais une réflexion nouvelle, des solutions créatives et, avant tout, du leadership », écrit l’émissaire du président américain.
Ces discussions ont débouché sur le concept du TRIPP, dans le cadre duquel Washington coopère avec Erevan afin de créer, à travers l’Arménie, des voies de transport multimodales sans entrave, tout en préservant pleinement l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Arménie, poursuit-il.
« Trump a résolu un problème qui avait déconcerté les diplomates pendant des décennies en se concentrant sur les résultats concrets plutôt que sur le processus formel. Cette approche a porté ses fruits. Les dirigeants des deux pays ont signé deux des documents les plus importants de la riche histoire de leurs nations », écrit Witkoff.
Selon lui, la première avancée est la déclaration conjointe de paix, qui a placé les deux pays sur la voie d’une paix durable, de la coopération économique et d’une normalisation complète.
La seconde est la proposition, faite par les deux dirigeants, de nommer Donald Trump pour le prix Nobel de la paix. Witkoff souligne qu’il s’agirait de la première fois que les dirigeants de deux pays autrefois en guerre coordonnent leurs efforts afin de proposer le médiateur de leur conflit pour cette distinction.
« Aujourd’hui, le concept TRIPP bénéficie d’une reconnaissance mondiale en tant que modèle permettant de résoudre des différends considérés comme insolubles grâce à la créativité, à la force et à l’intérêt mutuel », écrit le responsable américain.
Il ajoute que Washington s’attend à ce que le projet TRIPP s’étende au-delà de la mer Caspienne et que ce concept puisse également se développer au Moyen-Orient.
L’émissaire spécial de la Maison-Blanche conclut qu’aujourd’hui, le Caucase du Sud est plus sûr, plus prospère et plus stable parce que « Trump, Aliev et Pachinian ont privilégié les résultats plutôt que la rhétorique ».
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