Le gouvernement a décidé que la future centrale nucléaire serait modulaire. «Nous sommes encore en train d’évaluer les propositions, notamment celles de nos partenaires russes, américains, chinois, sud-coréens et français. La décision finale concernant le modèle sera prise en 2026-2027 », a déclaré le ministre le ministre de l’Administration territoriale et des Infrastructures, David Khudatyan, lors d’une conférence de presse consacrée au bilan de l’année 2025.
Il a souligné qu’il n’y avait aucune urgence à prendre cette décision et que le choix d’un pays partenaire se ferait après la sélection du modèle. Il a également expliqué que les technologies des centrales nucléaires modulaires n’étaient pas encore largement adoptées et nécessitaient des recherches supplémentaires, qui sont actuellement en cours.
Auparavant, le président américain Donald Trump avait annoncé que le vice-président J.D. Vance se rendrait en Arménie en février pour finaliser un « excellent accord de coopération nucléaire pacifique ».
Le ministre a par ailleurs confié que la synchronisation du réseau électrique arménien avec ceux de quatre pays voisins (Géorgie, Iran, Azerbaïdjan et Turquie) est une priorité essentielle, non seulement d’un point de vue commercial, mais aussi pour maintenir la stabilité du réseau électrique : « Il s’agit d’une priorité pour nous, non seulement en ce qui concerne les importations et les exportations d’électricité, mais aussi parce qu’une connexion synchrone renforce la stabilité du réseau électrique. Actuellement, le réseau électrique arménien a une influence positive sur la stabilité des réseaux géorgien et iranien, et vice versa. »
D’après lui, il n’y a pas d’obstacles techniques à cette synchronisation et l’Arménie est prête à faire avancer le processus, sans toutefois fournir de calendrier précis. L’année dernière, lors d’une visite en Turquie, il a rencontré le ministre de l’Énergie, qui avait alors confirmé la faisabilité technique du projet.
En ce qui concerne l’Iran, M. Khudatyan a indiqué que la coopération énergétique progressait sans heurts : l’année dernière, l’Arménie a continué à recevoir du gaz naturel en échange d’un approvisionnement fiable en électricité à l’Iran. « Bien que les systèmes énergétiques de l’Arménie et de l’Iran ne soient pas synchronisés, l’interconnexion existante permet l’importation et l’exportation d’électricité et renforce actuellement la résilience des systèmes énergétiques des deux pays », a ajouté M. Khudatyan.
Au sujet de la troisième ligne de transport d’électricité Iran-Arménie en cours de construction, M. Khudatyan s’est montré optimiste quant à l’achèvement du projet d’ici 2026, qui permettra de connecter la ligne électrique au réseau arménien et d’augmenter les exportations d’électricité vers l’Iran.
