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N. Pachinian et E. Macron prendront la parole lors du Dialogue d’Erevan 2026

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©armenews.com

Les organisateurs de la troisième édition du Dialogue d’Erevan ont annoncé que le Premier ministre Nikol Pachinian et le président français Emmanuel Macron prendraient la parole lors de ce forum international.

Le Dialogue d’Erevan 2026 organisé par le ministère arménien des Affaires étrangères, le Dialogue d’Erevan 2026 se tiendra sous la devise « Riding Through the Storms » (Traverser les tempêtes). Il réunira des hauts représentants des gouvernements, du secteur privé, des ONG, du monde universitaire, de la jeunesse et d’autres parties prenantes, immédiatement après le Sommet de la Communauté politique européenne qui se tiendra à Erevan les 5 et 6 mai. Le forum vise à faire avancer les discussions sur les défis communs auxquels sont confrontés l’Europe en tant que communauté de valeurs et son voisinage élargi, ainsi qu’à aborder des questions urgentes dans différentes régions du monde.

Dans le cadre de ce forum, des tables rondes aborderont les questions de paix et de sécurité dans le Caucase du Sud, ainsi que le rôle de la région dans les processus économiques et logistiques mondiaux.

Le potentiel de l’Arménie à servir de trait d’union entre l’Europe et l’Asie centrale sera également examiné.

D’autres tables rondes se pencheront sur le potentiel économique et d’investissement du Caucase du Sud, notamment les opportunités offertes par l’Arménie dans les secteurs clés des matières premières, des semi-conducteurs et des technologies.

Le président français Emmanuel Macron est arrivé en Arménie pour assister au sommet de la Communauté politique européenne et effectuer une visite d’État.

Thèmes clés du Dialogue d’Erevan 2026 :

Au-delà des clivages géopolitiques

À une époque marquée par une concurrence stratégique renouvelée, des risques transnationaux et des clivages géopolitiques, garantir la sécurité et la stabilité tout en renforçant la démocratie, les droits de l’homme et l’État de droit reste une priorité fondamentale pour de nombreux pays à travers les différentes régions. Les conflits régionaux et l’érosion de l’ordre international fondé sur des règles exercent une pression sur les institutions démocratiques, la confiance du public et la cohésion sociale.

Alors que la rivalité entre grandes puissances s’intensifie et que la concurrence géopolitique redessine les alliances, les règles et les régions, la viabilité de l’ordre mondial et régional existant est de plus en plus remise en cause. Ce thème examinera l’érosion du multilatéralisme et du droit international, les dilemmes de sécurité des petits et moyens États, ainsi que l’émergence d’ordres régionaux concurrents. Il s’interrogera en outre sur la capacité des normes et des institutions à contenir le pouvoir, ou si le pouvoir lui-même est en train de devenir la principale monnaie d’échange des affaires mondiales.

Pour relever ces défis, des institutions plus solides, des sociétés résilientes et une coopération plus étroite entre et au sein des institutions régionales, ainsi que des formats internationaux nouvellement créés et existants, sont essentiels pour préserver la paix et la prospérité à l’échelle mondiale. La coopération économique et politique et l’interdépendance régionale, fondées sur les principes de souveraineté, de respect mutuel et de dialogue ouvert, fournissent le cadre indispensable à la désescalade, au renforcement de la paix là où elle est établie, à la poursuite du renforcement de la confiance et à un développement résilient.

Élargissement de l’UE et intégration européenne

Le processus d’élargissement de l’Union européenne se trouve à un tournant critique, les pays candidats des Balkans occidentaux et de la région du Partenariat oriental poursuivant leur intégration ou un partenariat plus étroit dans un contexte de pressions géopolitiques complexes.

Alors que l’UE réexamine sa stratégie d’élargissement, des questions se posent quant au rythme, aux conditions et au potentiel de transformation des processus d’adhésion.

Ce thème examinera les opportunités et les défis de l’élargissement de l’UE, notamment l’intégration sectorielle, les réformes démocratiques, la convergence économique et les implications de l’élargissement pour les États membres, les pays candidats et le voisinage européen au sens large. Les discussions porteront sur les voies concrètes pour faire progresser l’intégration et la connectivité, remédier à la lassitude face aux réformes, renforcer les capacités institutionnelles des pays candidats et veiller à ce que l’élargissement serve d’outil de stabilité, de prospérité et de consolidation démocratique.

Connectivité mondiale

Une connectivité inclusive, fondée sur des frontières ouvertes, des voies de transport efficaces, des accords commerciaux et des infrastructures pleinement opérationnelles, est essentielle pour favoriser la paix régionale, la coopération et l’intégration économique. La libre circulation des personnes, des biens et des services constitue la pierre angulaire de la prospérité mutuelle, en particulier pour les pays en développement enclavés où l’accès aux marchés est souvent limité.

Cependant, de nombreux défis persistent, notamment des obstacles structurels, des restrictions à motivation politique et des infrastructures inadéquates, qui entravent tous la collaboration régionale. À cet égard, la « Trump Route for International Peace and Prosperity » (TRIPP), en tant que partie intégrante du projet « Crossroads for Peace », pourrait devenir un catalyseur du développement des infrastructures régionales. En s’intégrant aux grandes initiatives mondiales de connectivité telles que la Route internationale de transport transcaspienne (Corridor central) et le Global Gateway de l’UE, et en favorisant la désenclavement régional, elle a le potentiel de contribuer de manière significative à un réseau commercial mondial plus résilient, apportant des avantages concrets aux populations des régions concernées.

Résilience démocratique, menaces hybrides et IA

Ces dernières années, les progrès rapides de la technologie, combinés à des méthodes de plus en plus sophistiquées d’actions perturbatrices coordonnées, ont intensifié les menaces hybrides à l’échelle mondiale. Celles-ci comprennent, sans s’y limiter, les campagnes de désinformation et la manipulation et l’ingérence étrangères en matière d’information (FIMI), de plus en plus amplifiées par l’intelligence artificielle. Ces menaces font peser des risques importants non seulement sur la gouvernance démocratique des États, mais aussi sur leur souveraineté et leur intégrité territoriale. L’un des principaux objectifs de ces activités hostiles est de polariser et de diviser les sociétés, d’affaiblir la stabilité et la sécurité internes, et d’éroder la confiance dans les institutions publiques, sapant ainsi la résilience globale des institutions étatiques. Pour faire face aux menaces hybrides dans un environnement informationnel dominé par l’IA, il faut une approche globale impliquant l’ensemble de la société, ainsi qu’une véritable coopération entre les États partageant les mêmes valeurs, qui défendent les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit, et restent attachés au maintien d’un ordre international fondé sur des règles.

Transition verte

La transition mondiale vers des pratiques économiques durables et respectueuses de l’environnement n’est plus une option, mais un impératif. L’atténuation du changement climatique, la préservation de la biodiversité et l’équilibre entre les priorités écologiques et économiques exigent des approches audacieuses et innovantes, une coopération internationale renforcée et la mobilisation efficace des financements pour le climat. Ces efforts sont essentiels pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et garantir une planète viable pour les générations futures.

La 17e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17), qui se tiendra prochainement, abordera les questions liées à la mise en œuvre de stratégies de conservation efficaces et à la prise de mesures urgentes pour enrayer la perte de biodiversité. Elle favorisera également les synergies avec les autres Conventions de Rio afin de mieux répondre aux défis transversaux et souvent communs décrits ci-dessus.

Technologie et architecture de sécurité

Le secteur de la sécurité joue un rôle crucial dans la protection des infrastructures critiques et la promotion de l’innovation technologique au service de la résilience nationale. Les discussions porteront sur l’harmonisation des besoins de sécurité de l’État avec l’agilité du secteur privé, notamment en intégrant l’IA, la cyberdéfense et les technologies de surveillance dans un cadre de contrôle démocratique et de gouvernance éthique. L’objectif est d’établir des partenariats public-privé solides qui renforcent les capacités de sécurité collective tout en garantissant la responsabilité et le respect des normes internationales.

Le Dialogue d’Erevan 2026 constituera une occasion importante de réfléchir, de s’engager et de collaborer pour relever les défis les plus urgents d’aujourd’hui. En mettant l’accent sur les tendances géopolitiques, la résilience démocratique et les menaces hybrides, la connectivité ainsi que la transition verte, le forum vise à favoriser une compréhension commune pour un avenir stable, durable, sûr et plus pacifique pour la région et au-delà.

 

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