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Le nouveau Parlement entame ses travaux

L’Assemblée nationale issue des élections législatives du 7 juin a officiellement entamé ses travaux aujourd’hui.

Conformément à la loi constitutionnelle sur le règlement de l’Assemblée nationale, la première session du nouveau Parlement est convoquée, en cas d’élections législatives ordinaires, le jour de l’expiration du mandat de l’Assemblée sortante, à 10 heures.

L’ordre du jour de cette première séance comprend notamment : la constitution de la commission de dépouillement, l’élection du président de l’Assemblée nationale, celle de ses trois vice-présidents, la création des commissions permanentes, la mise en place de la commission d’éthique, l’élection des présidents des commissions permanentes, l’examen, à la demande du gouvernement, du projet de loi modifiant la structure du gouvernement, ainsi que le vote d’approbation du programme gouvernemental.

Jusqu’à l’élection du président du Parlement, la séance est présidée par le doyen de l’Assemblée, Knyaz Hasanov, qui a déclaré la session ouverte. Les trois groupes parlementaires sont présents, ainsi que le président de la République, Vahagn Khatchatourian.

Après l’interprétation de l’hymne national, le chef de l’État a pris la parole. « Les citoyens attendent de l’Assemblée nationale qu’elle soit un lieu où les différentes visions politiques ne renforcent pas les lignes de fracture, mais rivalisent pour proposer les solutions les plus utiles à l’État. Nous avons besoin d’une culture politique dans laquelle le désaccord ne se transforme pas en intolérance et où la défense des principes n’exclut jamais le respect mutuel », a notamment déclaré Vahagn Khatchatourian.

Le président a ajouté : « Dans une démocratie saine, majorité et opposition servent, par des voies différentes, un même objectif : le progrès de la République d’Arménie. Les défis auxquels notre pays est confronté exigent un sens élevé de l’intérêt national, de la clairvoyance et une capacité à coopérer. »

Bien que le règlement de l’Assemblée nationale prévoie que le Catholicos de tous les Arméniens et le président de la République puissent prononcer un discours de bienvenue lors de l’ouverture de la première session, Karekine II n’était pas présent, aucune invitation ne lui ayant été adressée. Il s’agit d’une première dans l’histoire de l’Arménie indépendante.

Conformément à la loi, l’un des trois postes de vice-président de l’Assemblée ainsi que la présidence de quatre commissions permanentes reviennent à l’opposition.

La majorité parlementaire est détenue par le parti Contrat civique du Premier ministre, qui dispose de 64 sièges sur 105. La deuxième force politique est l’alliance Arménie forte, dirigée par le milliardaire russo-arménien Samvel Karapetian, avec 29 sièges. L’alliance Hayastan, conduite par le deuxième président de l’Arménie, Robert Kotcharian, compte 12 députés.

Aucun des deux principaux dirigeants de l’opposition ne siégera toutefois au Parlement : Samvel Karapetian en est empêché par la législation en vigueur, tandis que Robert Kotcharian a renoncé de son propre chef à son mandat.

Les groupes parlementaires seront dirigés par Arusyak Manavazyan pour Contrat civique, Narek Karapetian, neveu de Samvel Karapetian, pour Arménie forte, et Anna Grigoryan pour l’alliance Hayastan.

Le parti au pouvoir a désigné Ruben Rubinyan comme candidat à la présidence de l’Assemblée nationale. Hayk Konjoryan et Vahagn Aleksanyan sont proposés aux postes de vice-présidents. Contrat civique a également désigné ses candidats à la présidence des douze commissions permanentes. Selon le plan du parti, lorsqu’une commission sera présidée par un représentant de l’opposition, le poste de vice-président reviendra à un député de Contrat civique.

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