Le discours sur l’« Azerbaïdjan occidental » ne s’inscrit pas dans le programme de paix, et nous considérons ce qu’on appelle l’« Azerbaïdjan occidental » comme une menace directe pour l’intégrité territoriale de l’Arménie. C’est ce qu’a déclaré mardi 2 juin le ministre des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan, candidat député du parti au pouvoir « Contrat civil », lors d’un débat électoral parlementaire diffusé sur la télévision publique.
« Il reste des questions en suspens entre les deux pays », a noté M. Mirzoyan.
Le ministre arménien des Affaires étrangères a une nouvelle fois rejeté les allégations concernant les préparatifs visant à installer 300 000 Azerbaïdjanais en Arménie. Selon lui, les organisations internationales n’ont pas reconnu comme réfugiés les Azerbaïdjanais qui ont quitté l’Arménie soviétique au cours des dernières années de l’existence de l’URSS.
« Lorsqu’ils soulèvent la question du retour des Arméniens au Karabakh, ils ouvrent la voie à une réaction en miroir de la part de la partie adverse », a déclaré M. Mirzoyan.
Il a assuré que les autorités arméniennes en place ne réviseraient pas les symboles nationaux si elles étaient réélues. « L’Ararat est une montagne qui a joué et joue un rôle symbolique très important dans la formation de notre conscience, mais elle ne se trouve pas sur notre territoire », a ajouté M. Mirzoyan.
Il a réitéré qu’en 2019, il n’y avait pas eu de nouvelles propositions de la part des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE concernant la résolution de la question du Haut-Karabakh, et que des options avaient été proposées avec des modifications aux propositions de 2016-2017, suivies d’une série de réunions et de discussions.
« Auparavant, le troisième président de l’Arménie, Serge Sarkissian, avait déclaré que les négociations étaient dans l’impasse et que les moyens de résoudre la question par la voie des négociations avaient été épuisés », a ajouté M. Mirzoyan.
Il a noté qu’il n’y avait aucune contradiction entre ses déclarations prononcées à la tribune de l’ONU pendant le nettoyage ethnique arménien au Haut-Karabakh en 2023 et celles du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.
