Votre publicité ici

(Pendant 7 jours)

Le Marriott accusé de promouvoir le tourisme dans le Haut-Karabakh après l’exode des Arméniens

par

©armenews.com

Le groupe hôtelier Marriott fait l’objet de vives critiques après la mise en ligne, sur sa plateforme Marriott Bonvoy Activities, de circuits touristiques proposant de visiter les villes occupées de Chouchi et Stepanakert, aujourd’hui sous contrôle azerbaïdjanais, dans le Haut-Karabakh.

Ces excursions permettent aux voyageurs de cumuler des points de fidélité Marriott Bonvoy tout en découvrant une région dont la population arménienne a été entièrement déplacée à la suite de l’offensive militaire menée par l’Azerbaïdjan en septembre 2023. Plus de 120 000 Arméniens avaient alors fui le Haut-Karabakh, mettant fin à plusieurs siècles de présence arménienne continue sur ce territoire.

Selon les informations publiées, l’itinéraire comprend notamment l’entrée dans la « zone du Karabakh » ainsi qu’un arrêt devant le célèbre monument « Nous sommes nos montagnes » (« Tatik-Papik »), symbole du Haut-Karabakh. La présentation de l’excursion ne fait toutefois aucune mention du caractère arménien de ce monument, ni de l’histoire arménienne de la région.

Au contraire, la visite est présentée comme la découverte d’une région en « renaissance », sans évoquer le blocus de neuf mois imposé au Haut-Karabakh, l’offensive militaire de septembre 2023, l’exode forcé de la population arménienne, les destructions et dégradations du patrimoine culturel arménien, ni le maintien en détention de plusieurs prisonniers et otages arméniens en Azerbaïdjan.

Cette initiative suscite de nombreuses critiques parmi les défenseurs des droits de l’homme et les organisations arméniennes, qui estiment qu’une tragédie humanitaire ne peut être transformée en produit touristique.

Pour eux, les entreprises internationales ne devraient ni tirer profit des conséquences d’un nettoyage ethnique, ni contribuer, même indirectement, à la normalisation d’une situation née de l’expulsion forcée de toute une population.

L’affaire intervient alors que plusieurs organisations internationales continuent de réclamer la protection du patrimoine arménien du Haut-Karabakh et la libération des prisonniers arméniens toujours détenus par Bakou.

Nos lecteurs ont lu aussi