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Le dialogue arméno-turc est « suffisamment mûr » pour qu’un règlement complet puisse intervenir à tout moment, a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoïan.

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©armenews.com

Rappelant que la frontière arméno-turque reste fermée, Mirzoïan s’est toutefois dit convaincu qu’« un jour prochain, cette frontière s’ouvrira ». « Les marchandises seront alors importées directement. Aujourd’hui, elles le sont déjà d’un point de vue douanier, mais physiquement elles transitent par la Géorgie avant d’entrer en Arménie », a-t-il expliqué.

La veille, il avait été annoncé qu’Erevan et Ankara avaient achevé les préparatifs nécessaires au lancement du commerce direct entre les deux pays. L’envoyé spécial pour la normalisation des relations arméno-turques, Rouben Roubinian, avait précisé qu’un commerce direct entre l’Arménie et la Turquie, sans réenregistrement douanier, était désormais possible.

À propos du traité de paix

Interrogé par Radio Liberté sur le traité de paix, Mirzoïan a déclaré : « Nous avons une déclaration de l’Azerbaïdjan affirmant que la paix est déjà établie. Cela a été signé dans la déclaration du 8 août par le Premier ministre Nikol Pachinian, le président Ilham Aliev, ainsi qu’en présence du président Donald Trump. »

Plus tôt dans la journée, le conseiller du président azerbaïdjanais, Hikmet Hadjiev, avait affirmé que la normalisation des relations avec l’Arménie après des années de conflit démontrait la volonté de Bakou d’instaurer la paix et la stabilité dans la région.

À la question de savoir si le traité serait signé après la suppression, dans la Constitution arménienne, de la référence à la Déclaration d’indépendance, le chef de la diplomatie arménienne a répondu : « Je suis convaincu que cet accord sera signé. Quant à savoir quand et où, comme auparavant, je peux réaffirmer aujourd’hui encore que nous pouvons en parler dès maintenant. »

Bakou refuse de signer l’accord de paix arméno-azerbaïdjanais tant que le préambule de la Constitution arménienne contiendra une référence à la Déclaration d’indépendance mentionnant l’unification du Haut-Karabakh et de l’Arménie. Selon l’Azerbaïdjan, cela constitue une revendication territoriale. Le Premier ministre Pachinian a lui-même qualifié cette Déclaration d’« élément générateur de conflit ».

Concernant l’acquisition d’équipements militaires, Mirzoïan a déclaré : « Tout État a le droit d’acquérir des armes et du matériel militaire pour sa défense et pour différents scénarios. C’est ce que nous avons fait et continuerons de faire. »

À propos du TRIPP

Selon le ministre, le projet TRIPP se trouve encore au stade documentaire.

« La prochaine étape consistera à conclure un véritable contrat, dont le statut juridique sera supérieur à celui d’une simple déclaration. Des questions juridiques et financières liées aux investissements doivent encore être clarifiées. Une fois cette étape franchie, nous pourrons envisager la construction », a expliqué Mirzoïan.

Le 12 mai, une délégation américaine était arrivée en Arménie pour examiner l’avancement des travaux liés à la mise en œuvre du projet TRIPP. Elle avait été reçue par le vice-Premier ministre Mher Grigorian.

La veille, ce dernier avait également accueilli une équipe de la société américaine AECOM, arrivée en Arménie dans le cadre d’une mission du « Fonds pour le partenariat mondial sur les infrastructures et les investissements » du Département d’État américain. Selon le gouvernement arménien, les représentants de l’entreprise américaine sont sur place pour lancer les études de terrain du projet TRIPP.

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