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La prochaine étape de la sécurité énergétique de l’Europe passe par l’Azerbaïdjan, selon azernews.az

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©armenews.com

Selon un article publié par Armenews.com, l’Azerbaïdjan chercherait à se positionner comme un acteur incontournable de la sécurité énergétique européenne dans le contexte des tensions géopolitiques actuelles et de la réduction progressive des importations de gaz russe.

L’auteur de l’analyse, Akbar Novruz, souligne que la fermeture du détroit d’Ormuz, la faiblesse des réserves européennes et la sortie programmée du gaz russe créent une situation favorable à Bakou. Les contrats à terme du gaz européen TTF avoisineraient désormais les 50 euros par mégawattheure, en hausse de 38 % sur un an, tandis que l’Union européenne prévoit un embargo total sur le gaz russe à l’horizon 2027.

L’article insiste sur le fait que l’Azerbaïdjan, déjà cinquième fournisseur gazier de l’Europe, disposerait du plus fort potentiel de croissance parmi les exportateurs actuels grâce au Corridor gazier sud et à l’extension possible de ses infrastructures. Selon les données citées, Bakou aurait exporté pour 988 millions d’euros de gaz au premier trimestre 2026, avec un objectif affiché de dépasser les 20 milliards de mètres cubes annuels d’ici 2030.

Le texte met également en avant les nouveaux gisements gaziers du complexe offshore ACG ainsi que le projet Absheron Phase 2, présenté comme l’un des principaux moteurs de croissance des exportations azerbaïdjanaises. Bakou espère ainsi accroître fortement sa production dans les prochaines années.

Toutefois, l’article relève une contradiction : malgré la flambée des prix du gaz en Europe, les revenus gaziers de l’Azerbaïdjan auraient reculé de plus de 17 % sur les quatre premiers mois de 2026. Cette baisse s’expliquerait par la structure des contrats à long terme indexés sur les prix du pétrole, avec un décalage de plusieurs mois par rapport aux prix du marché spot européen.

L’analyse souligne également les difficultés de l’Union européenne à remplir ses capacités de stockage avant l’hiver. Selon les chiffres cités, les réserves européennes n’étaient remplies qu’à 35,85 % début mai 2026, loin de l’objectif de 90 % fixé avant la saison froide.

Dans ce contexte, l’auteur estime que chaque mètre cube supplémentaire fourni par Bakou pourrait être vendu à prix élevé, même si les capacités actuelles du gazoduc TAP restent proches de la saturation. La décision concernant l’extension du TAP et le développement du projet Absheron doit être prise en juin 2026.

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