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« Ils ont des noms, des familles, des droits » : Danielian au sujet des Arméniens détenus dans les prisons azerbaïdjanaises

Le membre du Bureau suprême de la FRA-Dachnaktsoutioun (Fédération révolutionnaire arménienne) d’Arménie et représentant du comité régional de Tavush de la FRA, Garnik Danielian, écrit :

« Messieurs les responsables de l’État, les 19 personnes qui se trouvent en Azerbaïdjan sont des citoyens de la République d’Arménie, titulaires d’un passeport arménien. Sachez-le : il ne s’agit pas d’une question d’honneur individuel. C’est une question d’honneur qui nous concerne tous. »

Ces paroles de Davit Ishkhanyan résonnent depuis une prison azerbaïdjanaise.

Il est impossible de lire sans émotion, douleur et indignation les lettres des membres de la direction politico-militaire de l’Artsakh, retenus en otage en Azerbaïdjan. Des hommes qui se trouvent aujourd’hui dans les prisons azerbaïdjanaises uniquement parce qu’ils ont défendu leur patrie, ainsi que les droits et la dignité de leur peuple.

Et le plus douloureux aujourd’hui est que, par le comportement des autorités arméniennes, on a souvent l’impression que ces personnes n’existent plus.

À plusieurs reprises, celles-ci ont manifesté leur véritable attitude à l’égard des prisonniers :

« Les prisonniers nous pardonneront d’être restés un ou deux mois de plus en captivité. » (N. P.)

« Je considère que ces prisonniers n’existent déjà plus ; pour moi, ils n’existent plus. » (A. S.)

Mais ils existent.

Ils ont des noms, des familles, des proches, des droits. Et surtout, ils sont des citoyens de la République d’Arménie.

Malgré les accusations fabriquées de toutes pièces, les procès et les violences physiques et psychologiques, ils continuent à nous donner à tous des leçons de dignité.

C’est pourquoi la question de leur libération doit être l’une des priorités de l’agenda de l’État arménien.

L’indifférence et le silence peuvent avoir des conséquences catastrophiques.

Nous devons parler d’eux chaque jour, exiger leur libération et utiliser tous les outils politiques et diplomatiques possibles afin de faire revenir nos compatriotes.

Liberté aux prisonniers !

Retour dans la patrie.

10 septembre 2026

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