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Deux mois de détention provisoire pour le dirigeant du parti « Mère Arménie »

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©armenews.com

Le dirigeant du parti « Mère Arménie » et numéro deux de la liste électorale du Parti Arménie prospère, Andranik Tevanyan, a été placé en détention provisoire pour deux mois, a indiqué le Comité d’enquête à « Azatutyun ».

Après l’autorisation donnée par la Commission électorale centrale, les forces de l’ordre avaient interpellé Andranik Tevanyan dans la nuit. Selon son avocat, Aram Orbelyan, son client a été arrêté sans preuves suffisantes. Il affirme qu’il n’existe ni motif pour une mesure de détention, ni fondement aux accusations portées contre lui.

À l’issue d’une réunion ayant duré près de neuf heures, la Commission électorale centrale avait accepté la requête du parquet visant à lever l’immunité du candidat député du Parti Arménie prospère.

Le parquet avait précisé que la Commission avait approuvé non seulement l’ouverture de poursuites pénales contre Tevanyan, mais également la demande de privation de liberté à son encontre.

Tevanyan est accusé d’espionnage et de haute trahison. Il rejette les accusations et qualifie les poursuites de politiquement motivées.

Le Comité d’enquête affirme toutefois que Tevanyan aurait été recruté par des services spéciaux étrangers et qu’il aurait transmis, il y a deux ans, des informations contenant des secrets d’État au directeur du centre géopolitique « Russia Caucasus », présenté par les autorités comme un agent étranger, en échange de 622 000 dollars.

Selon les enquêteurs, ces informations concernaient des auditions tenues à huis clos et classifiées au Parlement en avril 2024 sur le thème de la délimitation des frontières.

Cette réunion, convoquée à l’initiative de l’opposition, avait réuni le ministre des Affaires étrangères ainsi que le président de la Commission de délimitation des frontières, le vice-Premier ministre Mher Grigoryan.

Avant son arrestation, Tevanyan avait nié les soupçons portés contre lui, affirmant n’avoir jamais entendu parler d’une telle organisation.

L’audience consacrée à la demande de détention s’est tenue à huis clos, et « Azatutyun » n’a pas eu accès aux arguments de l’accusation.

Jusqu’à présent, les autorités n’ont pas révélé par quel intermédiaire ni quelles informations précises Tevanyan aurait obtenues en 2024 avant de les transmettre à l’organisation russe. S’il est reconnu coupable, l’opposant risque une peine allant de 12 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité.

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