L’ancien président de l’Assemblée nationale de l’Artsakh, Davit Ishkhanyan, invite la Défenseure des droits de l’homme d’Arménie, Anahit Manasyan, à se rendre à Bakou afin de rencontrer les prisonniers arméniens et de prendre connaissance sur place des problèmes auxquels ils sont confrontés. Ishkhanyan l’a déclaré dans un nouveau message envoyé depuis sa prison.
« Je pense que, dans le cadre des relations politiques actuelles, cela s’inscrit tout à fait dans la logique des choses et qu’il ne devrait y avoir aucune difficulté. Venez rencontrer les condamnés du “procès de la paix”. Votre homologue azerbaïdjanaise vous accompagnera probablement et vous pourrez ainsi, comme on dit, être informée de tout de première main. Nous vous attendons », déclare Ishkhanyan.
Il s’adresse également aux institutions de l’État arménien, leur proposant d’exiger et d’obtenir les actes d’accusation et les jugements concernant ceux que la presse azerbaïdjanaise présente comme des « citoyens de la République d’Arménie d’origine arménienne ». L’objectif, selon lui, serait de vérifier si ces documents contiennent des éléments concernant l’État arménien, la souveraineté de l’Arménie ainsi que les droits et l’honneur du peuple arménien.
« Nous avons bien entendu apporté, et continuons d’apporter, des réponses et des explications fondées, argumentées et dignes à tout cela. N’en doutez pas. Ce procès s’est transformé en un véritable fiasco pour le système judiciaire azerbaïdjanais, et nous l’avons dit ouvertement devant le tribunal. Une autre question est de savoir comment la presse dépendante et censurée présente les choses lorsqu’elle assiste aux audiences. Comme on dit, la saleté cachée sous la neige finit un jour par apparaître. »
Davit Ishkhanyan, détenu à Bakou, souligne que les 19 prisonniers se trouvant en Azerbaïdjan possèdent des passeports arméniens et que leur situation n’est pas seulement une question individuelle, mais une question qui touche à l’honneur de tous.
S’adressant directement aux autorités arméniennes, il conclut :
« Pour le dire dans un langage populaire : ayez un peu de “tasib” — de dignité, de fierté — et assumez vos responsabilités à leur égard. Prenez exemple sur les autres. »
