Où en est le processus de rassemblement de l’opposition lancé par le dirigeant de l’alliance Arménie forte, Samvel Karapetyan ? Robert Kotcharian, chef de l’Alliance Arménie et deuxième président de la République, ainsi que Gagik Tsarukyan, président du Parti de la Prospérité (BHK), ont-ils déjà rencontré Karapetyan ?
Le numéro deux de l’Alliance Arménie, Ishkhan Saghatelyan, est resté très discret sur les contacts entre les dirigeants de l’opposition :
« Il existe au minimum des contacts, au minimum des échanges. Qu’ils se soient rencontrés en personne, par téléphone ou autrement n’est pas, je pense, l’essentiel. Entre les différentes forces politiques d’opposition, des discussions assez intensives ont lieu sous diverses formes. »
Dix jours après les élections, l’homme d’affaires Samvel Karapetyan avait annoncé son initiative visant à fédérer les forces de l’opposition. Hier encore, devant la Cour constitutionnelle, Narek Karapetyan, tête de liste d’Arménie forte, a indiqué que les discussions avec les forces extraparlementaires se poursuivaient et qu’une nouvelle rencontre était attendue prochainement.
Dans un entretien accordé à Azatutyun, Souren Soureniants, représentant du Parti de la Prospérité, a confirmé que, parallèlement aux négociations entre Arménie forte, l’Alliance Arménie et le BHK, des échanges avaient également lieu avec d’autres formations.
« Sans cela, par exemple, la déclaration publiée par le Congrès national arménien n’aurait pas vu le jour », a-t-il affirmé.
Selon Soureniants, aucune rencontre au niveau des principaux dirigeants n’a toutefois encore eu lieu. Il estime que des déclarations publiques sur ces réunions et sur leurs résultats devraient intervenir après la décision de la Cour constitutionnelle.
Des discussions sont-elles également engagées avec d’autres forces d’opposition qui n’ont pas franchi le seuil électoral, comme Arménie éclairée d’Edmon Marukyan ou Les Ailes de l’Unité, dirigé par Arman Tatoyan ?
À ce stade, ni Ishkhan Saghatelyan ni Narek Karapetyan n’ont souhaité citer de noms. Pour sa part, le dirigeant d’Arménie éclairée, Edmon Marukyan, a déclaré n’avoir reçu aucune proposition de rencontre ou de discussion.
« Il faut d’abord définir un nouvel agenda et comprendre en quoi il consiste. Lorsqu’il sera présenté, lorsqu’une question concrète sera soulevée et qu’une discussion concrète s’engagera, nous ferons connaître notre position », a déclaré Marukyan.
Selon lui, le succès d’un éventuel regroupement de l’opposition dans la période postélectorale dépendra de l’agenda commun qui sera proposé ainsi que de la stratégie envisagée pour parvenir à une alternance politique.
