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À Draguignan, l’Arménie en images, en musique et en mouvement

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par

©armenews.com

Le 26 septembre dernier, Draguignan a vibré aux couleurs de l’Arménie. Le temps d’une journée, photographie, poésie, musique, danses traditionnelles et création contemporaine se sont réunies au Théâtre de l’Esplanade et dans les espaces publics de la ville pour faire découvrir au public varois une Arménie à la fois ancestrale, meurtrie par son histoire, mais profondément vivante.

Cette journée culturelle, organisée avec la participation de l’Amicale des Arméniens de Draguignan et de sa région, présidée par Gérard Béroud, a rencontré un très large succès.

La journée a débuté par la poésie. Gérard Béroud, président de l’Amicale, a contribué à faire entendre cette voix arménienne à travers des textes consacrés notamment à Sayat-Nova et à Siamanto, deux grandes figures de la poésie arménienne.

 

Puis la photographie a pris le relais avec une conférence de Lydia Kasparian, consacrée à son travail photographique réalisé au fil de ses voyages en Arménie. Devant elle, plus d’une centaine de personnes avaient pris place dans la salle. La jauge ayant rapidement été dépassée, plusieurs personnes n’ont malheureusement pas pu assister à la rencontre.

Depuis 2020, Lydia Kasparian s’est rendue à plusieurs reprises en Arménie et en Artsakh. Son regard photographique s’est ainsi construit au fil des rencontres et des découvertes, entre beauté, mémoire et inquiétude face aux bouleversements qui ont marqué la région.

La danse arménienne fait vibrer le Théâtre de l’Esplanade

Après les mots et les images, la salle s’est embrasée avec les danses traditionnelles arméniennes.

La troupe dirigée par le Marseillais Pascal Chamassian, figure engagée de la transmission de la culture arménienne à travers la danse, a offert au public un spectacle particulièrement énergique. Costumes, rythmes, mouvements et musique ont fait entrer sur scène toute la richesse d’un patrimoine transmis de génération en génération.

Un moment de convivialité autour d’une collation arménienne a ensuite permis de prolonger les échanges et de faire découvrir une autre dimension de cette culture : celle du partage et de la gastronomie.

 

De Paradjanov à Merzouki

Le point d’orgue de la journée fut sans conteste la représentation de La Couleur de la grenade, la création de Mourad Merzouki, qui a réuni plus de 500 spectateurs.

Inspiré de l’univers du cinéaste arménien Sergueï Paradjanov, le spectacle rend hommage à Sayat Nova : La Couleur de la grenade, film mythique consacré au poète et musicien arménien du XVIIIe siècle.

Mourad Merzouki s’empare de cet univers avec les outils de la danse contemporaine et du hip-hop, auxquels se mêlent danses traditionnelles arméniennes, musique électro et sonorités du Caucase. Sur scène, danseurs français et arméniens se rencontrent dans une création où les corps, les costumes, les lumières et la musique composent des tableaux d’une grande force visuelle.

L’Arménie reste à Draguignan

Avec cette journée, l’Arménie n’aura donc pas seulement été évoquée : elle aura été regardée, écoutée, dansée et partagée. Le public dracénois a pu passer de la poésie aux photographies, des danses traditionnelles à l’univers de Paradjanov, avant de découvrir l’interprétation contemporaine de Mourad Merzouki.

Et l’histoire continue puisque les photographies de Lydia Kasparian restent exposées au Théâtre de l’Esplanade jusqu’au 23 décembre 2026, tandis que l’exposition extérieure consacrée à l’Arménie se poursuit au jardin Anglès.

 

Photos de  Lydia Kasparian

 

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