« Nous ne devons pas chercher à normaliser la situation et, par exemple, à obtenir l’organisation de visites [en Azerbaïdjan]. Il vaut mieux rester sur notre position et exiger le retour rapide [des prisonniers] », a déclaré le 9 septembre au Parlement Maria Karapetian, députée du Contrat civil et vice-présidente de la commission des Relations extérieures.
La députée de la majorité réagissait à l’appel lancé par Veronika Zonabend, épouse de Ruben Vardanyan, ancien ministre d’État de l’Artsakh condamné en Azerbaïdjan à 20 ans de prison, au secrétaire du Conseil de sécurité, Alen Simonyan.
La veille, Veronika Zonabend avait adressé un message au nouveau secrétaire du Conseil de sécurité arménien, Alen Simonyan, saluant sa volonté de se rendre à Bakou et se déclarant, de son côté, prête à l’accompagner dans la capitale azerbaïdjanaise.
« Notre expérience des relations internationales montre que, lorsqu’on formule des demandes, il faut bien réfléchir à celle que l’on choisit et à la manière dont on la formule. Une petite demande peut être satisfaite et être ensuite présentée comme une concession majeure. Or, il faut se concentrer sur l’essentiel : le retour de ces personnes », a déclaré Maria Karapetian.
Répondant par ailleurs à la question d’un député de l’opposition sur les démarches entreprises pour obtenir le retour des prisonniers grâce à la médiation de pays tiers, la députée du Contrat civil a affirmé qu’aucune rencontre internationale n’avait eu lieu sans que cette question ne soit abordée.
Maria Karapetian a toutefois insisté sur la manière dont l’Arménie devait soulever ce dossier auprès de ses partenaires étrangers. Selon elle, il ne faudrait pas donner à d’autres pays l’impression que l’Arménie cherche à « porter atteinte à la réputation de l’Azerbaïdjan en disant simplement : regardez quel genre de pays est notre voisin, il détient des prisonniers ».
« Nous ne devons pas donner ce type d’impression. Nous devons au contraire faire en sorte que ces pays comprennent que, s’ils interviennent sur cette question et ont la possibilité de discuter avec les responsables azerbaïdjanais, nous leur avons fourni un discours qui leur permette de soulever le sujet sans que cela soit perçu, dans leurs relations avec l’Azerbaïdjan, comme une atteinte à sa réputation ou comme relevant d’une logique conflictuelle.
Au contraire, il faut créer la possibilité pour ces pays d’utiliser leurs bonnes relations de voisinage avec l’Azerbaïdjan afin d’essayer également de résoudre ce problème pour l’Arménie », a conclu Maria Karapetian.
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