Le Congrès national arménien, dirigé par le premier président arménien Levon Ter-Petrossian, menait aujourd’hui campagne dans la région de Shirak.
Même si le Premier ministre n’inclut pas le HAK dans ce qu’il appelle la « coalition tricéphale de la guerre », le candidat au poste de Premier ministre du Congrès, Levon Zourabian, estime lui aussi que la paix négociée par Nikol Pachinian n’est pas réaliste.
« Le pouvoir tente de présenter comme une paix la trêve électorale temporaire qu’Aliyev a accordée à Pachinian afin de permettre l’élection en Arménie d’un homme aussi incompétent que lui », a déclaré l’opposant.
Évoquant le projet TRIPP reliant l’Azerbaïdjan au Nakhitchevan via le Syunik, Zourabian a affirmé que son avenir était désormais menacé, estimant que l’équilibre régional au Moyen-Orient avait changé après la guerre américano-iranienne.
« Une nouvelle situation s’est créée, qui nous conforte encore davantage dans l’idée qu’il faut ici équilibrer les intérêts des grandes puissances et mettre en œuvre ce que l’on pourrait appeler le projet TRIPP+BRICS, où seraient également présents les intérêts de l’Iran, de la Russie, de la Chine et de l’Inde. Cela permettrait de créer un axe ferroviaire, ainsi qu’un corridor nord-sud. Et si ce nœud ferroviaire, à la fois ouest-est et nord-sud, voit le jour, alors nous disposerons d’une paix durable et stable, garantie par l’harmonisation des intérêts des grandes puissances », a déclaré Levon Zourabian.
Le pouvoir, contrairement aux forces d’opposition, considère pour sa part qu’un règlement arméno-azerbaïdjanais peut être efficace sans puissances garantes, estimant que ces États poursuivent avant tout leurs propres intérêts.
