L’Arménie est un pays attachant.
Sa population est chaleureuse.
Je la visite depuis 1980 à l’invitation du Catholicos Vasken 1er.
Grâce à l’association Espoir pour l’Armenie, créée au lendemain du tremblement de terre du 7 décembre 1988 et à ses 12 programmes d’aide humanitaire et spirituelle, nous avons pu tisser des liens de fraternité et de collaboration fructueuses dans de nombreuses villes d’Arménie.
Servir l’Arménie et sa population c’est en réalité contribuer au renouveau de ce petit peuple courageux et résiliant qui ne demande qu’à vivre heureux et en sécurité sur sa terre ancestrale.
Ces 4 courtes journées intenses m’ont permis de renouer avec des amis que j’aime et qui m’aiment.

C’est cultiver ces valeurs communes de foi,d’amour et d’espérance.
Chaque parcours de vie est à la fois porteur de souffrance, mais aussi d’une force de combattre pour conserver une Arménie vivante où il fait bon vivre.
On ne revient jamais le même d’un séjour en Arménie.
Malgré le climat politique, social, économique et spirituel complexe, marcher dans les rues de Yérévan, vivre un mariage à Sainte Gayané, visiter la magnifique cathédrale rénovée d’Etchmiadzine, consoler des familles en deuil, passer une journée à Spitak ma ville de cœur ou depuis 32 étés Espoir pour l’Armenie s’investit pour le renouveau de cette ville sinistrée, célébrer le culte à l’Eglise évangélique arménienne de Yérévan et rencontrer des compatriotes d’Iran, de Syrie , du Liban …
L’Arménie est vraiment devenue le carrefour et le lieu de ralliement de la diaspora arménienne.
J’ai eu le privilège de commencer mon court séjour par rencontrer le Pasteur sénior de l’Eglise évangélique arménienne : Avédik Khatchérian.
Nous avons eu un partage très fructueux sur la vie spirituelle en Arménie et l’évolution des relations entre les Églises.
Et le terminer par une rencontre sympathique et enrichissante avec le représentant de l’Amaa et d’Espoir pour l’Arménie.

J’étais aussi le dernier jour sur la place de la République pour les préparatifs de la fête nationale du 28 mai : c’était impressionnant.
L’objectif premier de ma visite était de participer au mariage de l’un de nos 6 filleuls à mon épouse et à moi : Gricha.
Il était orphelin de père de Spitak.
Il avait à l’époque 6 ans.
30 ans après il est devenu médecin et il épouse Elen qui est aussi médecin.

Ce mariage est pour moi un message d’espoir pour l’Arménie.
Malgré les circonstances parfois décourageantes : continuons d’aimer en actes l’Arménie et sa population . Continuons à nous y investir chacun selon nos moyens. Continuons à prier pour son renouveau, pour son unité, pour sa sécurité et pour le bonheur de sa population.
J’ai vécu 4 jours qui ont rechargé mes batteries, qui m’ont à la fois émus et stimulés dans ma motivation à continuer à servir ce peuple attachant qui en réalité est « mon peuple ».
Gilbert Leonian
Pasteur retraité
