La Commission temporaire chargée de la lutte contre les ingérences étrangères et les menaces hybrides au sein du Milli Medjlis a publié une déclaration affirmant que la France poursuit des activités comportant des menaces hybrides à l’encontre de l’Azerbaïdjan.
Selon la Commission, depuis la victoire de l’Azerbaïdjan lors de la Guerre patriotique de 2020, Paris chercherait à promouvoir ses intérêts régionaux par divers moyens politiques, diplomatiques, médiatiques et juridiques, en dépassant le cadre diplomatique traditionnel.
Le document évoque notamment l’adoption par les deux chambres du Parlement français des résolutions jugées hostiles, des initiatives anti-azerbaïdjanaises au sein d’organisations internationales, ainsi que des campagnes médiatiques contribuant à la diffusion d’une image négative de l’Azerbaïdjan.
La déclaration accuse également certains médias français d’accorder une tribune privilégiée à des représentants de l’opposition radicale azerbaïdjanaise, tandis que des groupes pro-arméniens, certaines ONG et réseaux de journalistes mèneraient, selon la Commission, des campagnes d’information visant à nuire à l’image internationale de l’Azerbaïdjan.
Parmi les autres éléments cités figurent l’influence du lobby arménien en France, l’octroi d’un soutien à des opposants azerbaïdjanais installés en France, des activités d’espionnage présumées, ainsi que les livraisons d’armes françaises à l’Arménie et le soutien apporté à la mission de l’Union européenne en Arménie (EUMA).
La Commission affirme poursuivre, en coordination avec les organismes compétents, des mesures destinées à neutraliser l’impact de ces actions. Tout en adressant son message directement au peuple français plutôt qu’aux autorités du pays, elle souligne que l’Azerbaïdjan demeure attaché à des relations fondées sur l’amitié, la coopération et le respect mutuel avec la France, estimant que les politiques dénoncées nuisent avant tout à l’image internationale de cette dernière.
