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(Pendant 7 jours)

Prolongation de la détention provisoire de l’archevêque arménien

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©armenews.com

Mardi 4 février, un tribunal d’Erevan a prolongé de deux mois la détention provisoire de l’un des trois archevêques arrêtés l’année dernière dans le cadre des tentatives du Premier ministre de destituer le catholicos Karekin II.

La décision demandée par les procureurs fait suite à des informations faisant état de la disparition de ce qu’un organisme arménien chargé de l’application de la loi considère comme sa principale preuve contre l’archevêque Arshak Khachatrian.

« Les répressions contre l’Église et Son Éminence Arshak se poursuivent donc », a déclaré son avocat, Arsen Babayan.

Proche du chef suprême de l’Église apostolique arménienne, M. Khachatrian dirige la chancellerie du siège de l’Église à Etchmiadzine. Il a été arrêté début décembre pour une accusation liée à la drogue qu’il rejette comme étant motivée par des raisons politiques. La commission d’enquête affirme qu’il a demandé à l’un de ses assistants de placer un joint de marijuana dans le sac à dos d’un manifestant qui réclamait la démission de Karekin en 2018.

Le joint aurait été conservé pendant des années dans les locaux de la commission d’enquête dans la province d’Armavir. Le quotidien Hraparak, basé à Erevan, a rapporté le mois dernier que la commission l’avait perdu dans des circonstances obscures.

Le comité n’a toujours pas officiellement réfuté ou confirmé cette information reprise par d’autres médias. Mais selon M. Babayan, un responsable chargé de l’enquête l’a « catégoriquement » démentie.

« Il a déclaré : « Il n’y a rien de tel, aucune preuve n’a été perdue » », a déclaré l’avocat aux journalistes.

Khachatrian était le quatrième haut dignitaire religieux emprisonné depuis que Nikol Pachinian a commencé à faire pression sur Karekin en juin dernier pour qu’il démissionne. Le Comité d’enquête a d’abord arrêté l’archevêque Bagrat Galstanian le 25 juin, la veille du jour où Pachinian a menacé de renverser par la force le chef suprême de l’Église de son siège d’Echmiadzine. Galastanian et ses 17 partisans sont actuellement jugés pour des accusations de coup d’État qu’ils nient.

Un autre archevêque au franc-parler, Mikael Ajapahian, a été arrêté le 27 juin et condamné par la suite à deux ans de prison pour avoir appelé à un changement de régime violent. La répression s’est poursuivie avec l’arrestation, plus tard en octobre, de l’évêque Mkrtich Proshian, qui est également le neveu de Karkin. Proshian, qui a été jugé le mois dernier, nie avoir forcé ses subordonnés à assister aux rassemblements de l’opposition organisés à l’approche des élections législatives de 2021.

Six autres évêques fidèles au chef de l’Eglise ont été inculpés ce week-end. L’accusation portée contre eux découle de la décision du catholicos de défroquer un autre évêque qui avait rompu les rangs en novembre pour rejoindre la campagne de Pachinian.

La commission d’enquête n’a arrêté aucun des six évêques. Elle leur a toutefois interdit de quitter l’Arménie pour assister à une conférence d’urgence des hauts dignitaires de l’Église en Autriche. Leurs avocats et le Saint-Siège estiment que cette affaire pénale vise à faire échouer la conférence prévue du 16 au 19 février. Le bureau de Garegin n’a pas encore précisé si elle se tiendrait comme prévu.

 

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