Istanbul, 11 août 2018 (AFP) – La coopération entre la Turquie et les
Etats-Unis est menacée, a assuré samedi le président turc Recep Tayyip
Erdogan, prévenant la Maison Blanche qu’il allait se tourner vers de « nouveaux
alliés » si elle est continuait de lui « manquer de respect ».
Les relations entre les deux alliés au sein de l’Otan ont atteint leur plus
bas depuis des décennies ces dernières semaines avec notamment l’affaire de la
détention en Turquie du pasteur américain Andrew Brunson, prélude à une série
de sanctions.
Dans le cadre de mesure de rétorsions allant crescendo, le président
américain Donald Trump a décidé vendredi de doubler les tarifs douaniers sur
l’acier et l’aluminium turc, accélérant ainsi la chute de la devise turque,
qui a perdu vendredi 16% face au billet vert.
Dans le New York Times, M. Erdogan a prévenu Washington des conséquences de
ces mesures qui pourraient pousser Ankara à trouver de « nouveaux amis et de
nouveaux alliés ».
« A moins que les Etats-Unis ne commencent à respecter la souveraineté de la
Turquie et prouvent qu’ils comprennent les dangers auxquels notre nation est
confrontée, notre partenariat pourrait être en danger », affirme le président
turc.
« Un échec à renverser la tendance actuelle à l’unilatéralisme et au manque
de respect va nous pousser à chercher de nouveaux amis et de nouveaux alliés »,
ajoute-t-il.
Dans un tweet annonçant l’augmentation des tarifs douaniers sur l’acier et
l’aluminium turc, Donald Trump avait d’ailleurs noté: « Nos relations avec la
Turquie ne sont pas bonnes en ce moment ».
Face à la chute de la livre, le président Erdogan a dénoncé vendredi une
« guerre économique » et appelé la population turque à la « lutte nationale » en
échangeant ses devises étrangères.
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