Alors qu’un hommage national va être rendu à Charles Aznavour vendredi 5 octobre aux Invalides, à Paris, le chanteur Michel Fugain estime être « embêté avec ça parce que ça veut dire que des hommes politiques, un État confisque Charles Aznavour, un artiste populaire, à un peuple », a-t-il déclaré sur franceinfo.
Charles Aznavour est mort à l’âge de 94 ans, lundi 1er octobre. Le lendemain, l’Élysée a annoncé qu’un hommage national lui serait rendu vendredi 5 octobre.
Michel Fugain estime que « cela aurait été beaucoup plus représentatif de dire qu’il y a un cortège qui va de tel endroit à tel endroit, et le peuple de France se serait mis derrière. Alors que là, il va dans la cour des Invalides. Qu’est-ce que ça représente ? insiste le chanteur.
Michel Fugain a « toujours considéré » Charles Aznavour « un peu » comme un « père ». « J’ai toujours senti une filiation avec lui, depuis ma plus tendre enfance. » Michel Fugain a découvert Charles Aznavour en écoutant la radio avec sa mère. « Il m’a accroché alors que je devais avoir une dizaine d’années. Charles a été en filigrane de toute ma vie. »
Charles Aznavour était un « homme formidable, un artiste exemplaire. » Ces chansons étaient « hyper bien foutues, il a toujours bien écrit. Il a fait des choses exceptionnelles, inattendues. » Michel Fugain estime qu’il « faudrait des heures pour faire une vraie analyse de Charles, ses combats pour la vie, pour l’Arménie. Tout ça compte. On a perdu un homme d’exception. »

