Paris, Mercredi 6 mai 2026 – L’Association de Soutien à l’Artsakh (ASA) prend acte de l’adoption, le 30 avril 2026, par le Parlement européen, de la résolution intitulée «soutien à la résilience démocratique en Arménie».
Ce texte, porté de manière transpartisane par plusieurs groupes politiques européens, met en lumière l’articulation entre démocratie, droit et paix durable dans le Caucase du Sud. Au-delà du soutien global à l’Arménie dans son processus démocratique et son rapprochement avec l’Union européenne, l’ASA souhaite mettre en avant trois éléments significatifs de cette résolution, qui traduisent la lecture du Parlement européen quant aux conditions d’une paix durable.
Une mémoire historique assumée comme fondement démocratique
La résolution rappelle explicitement la position du Parlement européen sur le centenaire du génocide arménien, adopté le 15 avril 2015. Cette référence n’est pas anodine : elle souligne que la résilience démocratique de l’Arménie s’inscrit dans une mémoire historique reconnue et assumée, qui peut contribuer à la construction d’un avenir plus stable et plus juste.
Le droit au retour et la protection du patrimoine : éléments indissociables de la paix
Au point 12 du texte, le Parlement européen réaffirme son soutien aux droits des Arméniens du Haut-Karabagh, notamment : la protection de leur identité, la préservation de leurs biens et de leur patrimoine culturel, et leur droit à un retour sûr, digne et sans entrave, assorti de garanties internationales.
Le Parlement européen demande également que les responsables de la destruction du patrimoine culturel et religieux arménien soient tenus responsables de leurs actes et appelle à l’envoi d’une mission internationale d’évaluation en Artsakh. L’ASA souligne que ces éléments ne sauraient être perçus comme des obstacles à la paix : ils en constituent des conditions, telles qu’identifiées par le Parlement européen.
La libération des prisonniers arméniens : une exigence incontournable
Au point 13, la résolution condamne fermement la détention arbitraire par l’Azerbaïdjan de prisonniers de guerre, de détenus et d’otages arméniens, et exige leur libération immédiate et inconditionnelle. Elle appelle également au plein respect du droit international humanitaire et des droits fondamentaux.
Par cette résolution, le Parlement européen affirme une approche cohérente : la démocratie, la mémoire, le respect des droits humains, le droit la justice ne sont pas des freins à la paix, ils en sont les éléments constitutifs.
« Cette résolution rappelle que les principes évoqués, mémoire, droits fondamentaux, protection des populations, doivent être pris en compte dans toute réflexion sur l’avenir de la région. Elle invite à envisager un cadre de paix qui intègre ces différentes dimensions. » indique Hovhannès Guévorkian, Représentant de l’Artsakh.
