Les États-Unis exigent de Téhéran qu’il reconnaisse publiquement avoir violé les termes du mémorandum d’entente en ouvrant le feu sur des navires civils dans le détroit d’Ormuz. Selon Washington, cet incident a conduit cette semaine aux frappes américaines sur le territoire iranien ainsi qu’à la déclaration du président Donald Trump selon laquelle le cessez-le-feu n’était plus en vigueur. C’est ce qu’affirme CBS, citant un haut responsable de l’administration américaine.
Selon cette même source, les autorités iraniennes auraient reconnu en privé avoir commis une « erreur » en prenant pour cible ces navires.
En revanche, publiquement, l’Iran refuse de le reconnaître et accuse au contraire les États-Unis d’avoir eux-mêmes violé le mémorandum. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a notamment affirmé que l’accord avait été rompu par le département américain du Trésor lorsqu’il a annoncé de nouvelles sanctions contre l’Iran.
Le 10 juillet, les États-Unis ont imposé des sanctions à un homme d’affaires iranien accusé de gérer un réseau financier mondial au profit du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei. Selon le département du Trésor et le département d’État américains, Ali Ansari, installé à Dubaï, a mis en place un vaste réseau d’actifs couvrant notamment l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, Chypre, les Émirats arabes unis et plusieurs autres pays. Les autorités américaines estiment que ce réseau servait d’instrument financier aux dirigeants iraniens et au Corps des gardiens de la révolution islamique.
Des sociétés iraniennes de change ont également été placées sous sanctions. Il s’agit des premières sanctions américaines prises contre l’Iran depuis la signature, à la mi-juin, du mémorandum d’entente.
Abbas Araghchi doit mener aujourd’hui des discussions à Oman. Selon CBS, il pourrait s’agir d’un nouveau cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran, même si aucune annonce officielle n’a été faite en ce sens.
Vendredi, le président américain Donald Trump a déclaré avoir accepté la proposition iranienne de poursuivre les négociations, tout en réaffirmant qu’il considérait le cessez-le-feu comme terminé. Il a chargé son équipe de négociateurs de poursuivre les discussions.
Le mémorandum signé en juin entre Washington et Téhéran prévoyait la cessation des hostilités, la réouverture du détroit d’Ormuz pendant 60 jours afin de permettre des négociations sur un règlement de paix définitif, ainsi qu’un assouplissement partiel des sanctions visant l’Iran. Les forces iraniennes ont toutefois attaqué à plusieurs reprises des navires dans le détroit d’Ormuz, provoquant la riposte des États-Unis.
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