Le contenu du nouveau projet de Code électoral domine la presse du jour.
Le nouveau Code électoral présenté à l’examen de la Commission de Venise et de l’OSCE / BIDDH / Les journaux indiquent que le projet du nouveau Code électoral a été envoyé à l’examen de la Commission de Venise et de l’OSCE / BIDDH. Le secrétaire de la Commission pour la réforme du Code électoral, Daniel Ioannisian, a indiqué que le système de vote par classement a été supprimé du nouveau concept et que le système électoral proportionnel sur des listes fixes a été fixé dans le nouveau Code électoral. Dans le nouveau Code, il est prévu que le nombre minimal de forces politiques représentées au Parlement soit fixé à quatre forces politiques (au lieu de trois actuellement) quel que soit le seuil de passage ce qui veut dire qu’au minimum quatre forces politiques seraient représentées dans le prochain parlement. Le seuil de passage au Parlement pour les partis et les blocs est en baisse de 1%. Selon Daniel Ioannisian, les règlements des campagnes électorales et quelques lois relatives au processus électoral avaient également été modifiés. Le quotidien Joghovourd indique que parmi ces lois modifiées, il y a la pénalisation criminelle pour les fraudes électorales qui prévoit une punition de 8 ans d’emprisonnement (au lieu de 5 ans). Le quotidien Hraparak revient sur la signature d’un mémorandum entre Nikol Pachinian et Gagik Tsaroukian sur la tenue des élections législatives anticipées en décembre 2018 (cf. revue du 9 octobre 2018) et suppose que la base de la signature du document en question serait la promesse de Nikol Pachinian que le parti « Arménie prospère » de Gagik Tsaroukian se retrouverait au prochain parlement. Selon le quotidien Jamanak, les positions des forces parlementaires numéro un et deux étant ainsi sécurisées par les forces politiques de Nikol Pachinian et de Gagik Tsaroukian, les autres forces susceptibles de se retrouver au prochain parlement seraient l’alliance « Lyus/Lumières » (composée des partis « Arménie lumineuse » et « République » faisant actuellement partie de l’alliance « Yelk » du parlement) et le parti « Sasna Tsrer /Enragés de Sassoun » (formé par les membres du groupe de même nom qui avait pris en otage un commissariat à Erevan en 2016). Selon Jamanak, il est peu probable que les Dachnak se retrouvent dans le prochain parlement.
L’ouverture officielle du Village de la Francophonie / Les journaux rendent compte de l’ouverture officielle du Village de la Francophonie en marge du 17ème Sommet de la Francophonie qui se tient les 11 et 12 octobre à Erevan. Les quotidiens indiquent que la participation annoncée de la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, n’a pas eu lieu et cette dernière a été représentée par l’Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, Adama Ouane. Le ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie, Zohrab Mnatsakanian, a déclaré que l’Arménie a fait des efforts pour accueillir les nombreux invités, dont beaucoup visitent l’Arménie pour la première fois, avec la chaleur traditionnelle arménienne pour partager la culture, les valeurs et le patrimoine. Selon le Maire d’Erevan par intérim Kamo Areian, ce village est une opportunité unique de rencontrer la beauté et la diversité de l’ensemble du monde francophone au même endroit. Kamo Areian a indiqué que grâce à l’accueil du Sommet à Erevan, les pages de l’histoire de la capitale arménienne âgée de 2800 ans ont été décorées d’un autre événement exceptionnel. Dans son interview au quotidien Hraparak la Ministre de la culture, Lilit Makounts, a indiqué que la programmation culturelle de la Francophonie continuera après le Sommet et aura une suite durant les deux prochaines années. Selon la Ministre, certains projets ont été déjà discutés avec l’Ambassadeur de France en Arménie.
Rédaction : Lena Gyulkhasyan
Attachée de presse et de communication
Ambassade de France en Arménie

