Ce vendredi 23 octobre, à l’école Léonid Azgaldian d’Erevan, une salle consacrée à l’enseignement du français a été inaugurée au nom de Missak Manouchian, héros de la Résistance française. Un hommage qui rapproche deux figures de l’engagement et du sacrifice, l’une dans la lutte contre le nazisme en France, l’autre dans le combat armé arménien.

C’est un hommage à deux hommes engagés dans des combats différents, mais unis par leur attachement à la liberté. À l’école Léonid Azgaldian d’Erevan, une salle moderne d’enseignement du français porte désormais le nom de Missak Manouchian. L’inauguration a été accompagnée de la présentation d’un buste et d’une plaque commémorative dédiés au résistant d’origine arménienne, fusillé par les nazis le 21 février 1944.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Michèle Rubirola, première adjointe à la maire de Marseille, de Son Excellence Florian Excudié, ambassadeur de France en Arménie, de la présidente de la Jeunesse arménienne de France (JAF) de Marseille, ainsi que de personnalités du ministère arménien de l’Éducation.

Le rapprochement des noms de Missak Manouchian et de Léonid Azgaldian au sein d’un même établissement revêt une portée particulière. Manouchian incarne l’engagement des résistants étrangers qui ont combattu le nazisme en France. Léonid Azgaldian, dont l’école porte le nom, fut l’une des figures de la première guerre du Karabakh et un acteur de la lutte armée arménienne. Deux parcours inscrits dans des contextes historiques distincts, mais qui continuent de nourrir la mémoire collective et la transmission des idéaux de liberté.

Ce projet a été rendu possible grâce au soutien des municipalités de Marseille et d’Erevan, à l’engagement de la JAF de Marseille, du colonel Hovsep Hovsepian et de Loussine Melikian, directrice de l’association humanitaire franco-arménienne Altitude 5165, qui a coordonné la coopération entre les partenaires.

Au-delà de l’hommage mémoriel, cette salle entend transmettre aux élèves le goût de la langue et de la culture françaises, tout en rappelant les liens historiques entre les deux peuples. En faisant vivre ensemble les noms de Manouchian et d’Azgaldian, l’école inscrit dans son projet éducatif une double mémoire, française et arménienne, au service des nouvelles générations.
Reportage de Max Sivaslian





