Votre publicité ici

(Pendant 7 jours)

N. Pachinian : « Nous ne sommes pas opposés à l’idée de confier la gestion des chemins de fer arméniens au Kazakhstan »

« Nous ne sommes pas opposés au scénario consistant à confier au Kazakhstan la gestion des chemins de fer arméniens », a déclaré Nikol Pachinian au cours de l’émission Troisième mandat diffusée sur Bun TV.

« Le Kazakhstan est le premier pays auquel tout le monde pense, sans doute aussi parce qu’il dispose d’infrastructures assez développées et d’une expérience en matière d’investissements dans le secteur ferroviaire », a souligné le Premier ministre.

Il a de nouveau répété que la partie arménienne souhaitait que la Russie vende à un tiers ses droits de concession sur le réseau ferroviaire arménien.

Depuis le début de l’année, Erevan propose à Moscou de vendre à un pays tiers ami la concession russe de trente ans sur les chemins de fer arméniens. Les autorités arméniennes affirment qu’en raison de la gestion russe et des relations hostiles de Moscou avec l’Occident, l’Arménie perd en compétitivité dans la région. La Russie, de son côté, estime qu’il n’existe aucune raison de transférer à quiconque ses droits de concession sur l’exploitation du réseau ferroviaire arménien.

« Dans le contexte du projet TRIPP et de l’établissement de la paix, nous avons obtenu une chance historique de nous intégrer au réseau international de transport grâce à la réouverture du chemin de fer. Mais, du fait que le réseau ferroviaire arménien se trouve sous concession russe, nous constatons que des processus sont en cours qui risquent, cette fois encore, de contourner de fait l’Arménie », a déclaré Pachinian, en soulignant que « la ligne ferroviaire Kars-Dilidju est actuellement construite à un rythme très soutenu ».

« Autrement dit, le chemin de fer entrerait en République d’Arménie par Nrnadzor et en sortirait du côté d’Agarak, mais les principaux flux internationaux, au lieu de traverser l’Arménie avant d’entrer en Turquie, passeraient par le Nakhitchevan pour rejoindre la Turquie. Cette ligne [Kars-Dilidju] sera construite. Nous avons le droit d’être compétitifs, mais, dans les conditions actuelles, nous constatons que nous ne pourrons pas l’être », a déclaré Pachinian.

Le Premier ministre a insisté sur le fait que « non seulement nous ne voulons pas rompre nos liens avec la Russie, mais nous voulons également approfondir nos relations, toutefois dans un nouvel environnement et dans de nouvelles conditions ».

Une visite de Nikol Pachinian à Moscou est prévue prochainement. Il doit y rencontrer le président Vladimir Poutine. Le Premier ministre a souligné que la question ferroviaire ferait également partie des principaux sujets de leurs discussions. Les dates de cette visite n’ont toutefois pas encore été précisées.

Le Premier ministre arménien avait annoncé cette prochaine visite à Moscou à la suite de sa rencontre avec le président russe à Bichkek. Lors de cette rencontre, Vladimir Poutine lui avait de nouveau proposé d’organiser un référendum sur l’adhésion de l’Arménie à l’Union européenne.

Nikol Pachinian avait pour sa part affirmé qu’en adoptant une loi sur l’adhésion à l’Union européenne, l’Arménie n’avait violé aucun de ses engagements au sein de l’Union économique eurasiatique.

« Cette question n’est pas encore suffisamment mûre pour être soumise à un référendum populaire. Nous avons adopté cette loi précisément afin de ne pas organiser de référendum », avait affirmé Pachinian.

Sur la construction d’une nouvelle centrale nucléaire

Concernant la construction d’une nouvelle centrale nucléaire, le Premier ministre a expliqué que l’Arménie était « à la recherche de la meilleure offre ».

« Nous travaillerons avec celui qui nous présentera la meilleure proposition. Nous n’avons jamais dit que nous excluions de construire la centrale nucléaire avec la Russie », a-t-il déclaré.

À la remarque du journaliste lui rappelant qu’il avait également présenté la diversification du secteur énergétique comme un objectif, Nikol Pachinian a répondu : « J’ai dit que l’Arménie pouvait devenir un pays autosuffisant sur le plan énergétique, parce qu’elle dispose d’immenses ressources. La puissance de notre centrale nucléaire est de 400 mégawatts. Au cours des dernières années, depuis 2018, nous avons créé plus de 1 200 mégawatts de capacités supplémentaires. Lors de la prochaine étape, nous devrons travailler au développement des systèmes de stockage et de l’hydrogène vert. Quoi qu’il arrive, nous ne devons pas avoir une dépendance disproportionnée vis-à-vis d’un quelconque pays. »

 

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

 

Nos lecteurs ont lu aussi