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Pachinian : Le concept d’« Azerbaïdjan occidental » représente un défi sérieux et une menace pour la sécurité de la République d’Arménie

Le concept d’« Azerbaïdjan occidental » représente un défi sérieux et une menace pour la sécurité de la République d’Arménie a affirmé aujourd’hui Nikol Pachinian.

« Au printemps 2024, lorsque j’ai prononcé un discours à l’Assemblée nationale et évoqué pour la première fois l’idéologie de la « véritable Arménie », j’ai appris par la suite une histoire choquante concernant la réaction d’un député présent dans l’hémicycle ». Le Premier ministre Nikol Pachinian a fait cette déclaration lors de la conférence « Sécurité globale et résilience » à Erevan, aujourd’hui.

« Après avoir entendu les points clés de mon discours, il a déclaré : « Veut-il dire que Mouch et Van ne nous appartiennent pas ? » Cette réaction peut paraître étrange au premier abord, mais elle soulève en réalité des questions essentielles, car nombre de nos problèmes de sécurité trouvent leur origine dans notre perception de la réalité et de notre environnement. Ce problème existe bel et bien en République d’Arménie aujourd’hui.

L’autre jour, lors d’une réunion avec un groupe de citoyens arméniens pour une toute autre raison, un participant a tenu des propos sans rapport avec le sujet abordé : « Vous n’avez cessé de parler de la véritable Arménie, mais hier, mon enfant est rentré de l’école en me racontant que son professeur d’histoire avait dit aux enfants : « Vous devez savoir que, une fois adultes, vous devez aller libérer Mouch et Van. » » Ce sont là des phénomènes qui ne sont peut-être pas souvent abordés lors de nos conférences.

Plus d’un an après la signature de l’« Accord de paix », en Arménie, sur des tribunes et des forums reconnus, on discute et on poursuit l’objectif selon lequel, tel qu’il est formulé, nous devons renforcer et libérer la République d’Artsakh.

Je veux dire par là que nous n’abordons pas publiquement ces phénomènes et ces questions en République d’Arménie. Et, de manière générale, il s’agit d’un problème fondamental auquel nous avons été confrontés tout au long du processus de résolution du conflit du Karabakh, lorsque nous avions des discussions et des perceptions parallèles. Dans la vie intérieure de la République d’Arménie, nous avons soulevé et mis l’accent sur des questions différentes, et des sujets totalement différents ont été discutés autour des tables de négociation, selon une logique complètement différente », a-t-il souligné.

Le Premier ministre arménien a insisté sur le fait que l’apparition des réseaux sociaux avait effacé les frontières entre le dialogue interne et externe.

« Mais nous sommes désormais confrontés à d’autres défis, liés à la coexistence de débats et de résolutions publics et non publics.

À mon avis, c’est là que surgissent de graves problèmes de sécurité auxquels nous devons faire face. Bien sûr, l’effacement des frontières, inhérent à la logique d’Internet, nous donne accès à d’autres informations, par exemple que des processus similaires se déroulent en Azerbaïdjan, notamment le débat, déjà bien connu, sur un « Azerbaïdjan occidental », qui constitue un défi majeur et une menace pour la sécurité de la République d’Arménie et sa sécurité régionale », a ajouté Nikol Pachinian.

Krikor Amirzayan

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