
C’est un beau roman, c’est une belle aventure humaine et une sacrée réussite professionnelle d’artisanat d’art que Patrick KAISERLIAN a partagée avec une cinquantaine d’amis ce samedi 12 septembre au restaurant « La Villa Mont Liban ».
Maître des horloges et gardien du temps de plusieurs générations de Marseillais, le célèbre bijoutier joaillier, a célébré le demi-siècle de la création de sa Maison iconique « L’Échoppe d’Or » située au 47 rue d’Endoume au cœur du 7ème arrondissement de la cité phocéenne.
Cinq décennies de création nées d’une éthique chevillée au corps:

« NOUS N’AVIONS PAS DE RECETTE MIRACLE, SEULEMENT UNE IMMENSE ENVIE DE TRAVAILLER ET DE CONSTRUIRE QUELQUE CHOSE DE SOLIDE » – P. K.
Dans une ambiance de fête chargée de souvenirs, les convives triés sur le volet ont salué la générosité et les qualités humaines de Patrick KAISERLIAN, visage incontournable de la communauté arménienne de Marseille de la profession et du commerce phocéen.

L’homme qui se dit « miraculé » après avoir été plongé plus de 100 jours dans le coma dont 60 jours sous intubation au service de réanimation de La Timone, restera à jamais comme l’un des premiers survivants à témoigner devant les médias de son passage vers l’au-delà et de son retour parmi les siens après un long combat contre la COVID en 2021 au plus fort la crise sanitaire.
Au premier rang, son épouse, ses enfants Cédric et Thibaut, ses petits-enfants et son filleul Benoît, ont rendu hommage au « patriarche » qui peinait à dissimuler son émotion.
Le Consul général de la République d’Arménie à Marseille Ara MKRTCHIAN, le président de la MAJC de Marseille Garo HOVSEPIAN, le maître de cérémonie Richard FINDIKYAN, l’artiste peintre de Bandol Alex ALEXANIAN étaient présents accompagnés de leurs épouses respectives pour saluer leur ami.
La musique s’est invitée comme une évidence pour sceller ces retrouvailles.

Parmi l’assistance, le chanteur Grégory BAKIAN qui se produira prochainement à l’OLYMPIA et en Arménie en reprenant les standards de Charles AZNAVOUR et le maître incontesté du doudouk Lévon MINASSIAN ont offert une parenthèse musicale suspendue faisant résonner l’âme arménienne au cœur de la fête.
Homme de cœur, philanthrope engagé qui contribue à de nombreuses œuvres caritatives avec ses amis du Lions Clubs présents, Patrick KAISERLIAN a évoqué la saga de l’entreprise créée avec son frère Sylvain, disparu trop tôt, avec lequel il avait bâti les fondations de l’entreprise.

Commerçant et homme d’affaires à « l’ancienne » il a salué l’ensemble de ses collaborateurs passés et présents de la bijouterie.
« Au fil des années, j’ai compris une chose essentielle. On croit souvent que dans notre métier, la richesse se mesure au poids de l’or. C’est tout le contraire. La plus belle richesse de ma vie, ce sont les personnes que j’ai rencontrées. Ma famille, mes amis, mes collaborateurs, mes clients, vous tous présents », a-t-il confié.

Âgé de 72 ans, l’artisan joaillier prépare sereinement l’avenir. La transmission est déjà à l’œuvre. Ses fils Cédric et Thibaut reprennent le flambeau, nourris de ses principes d’exigence, de rigueur et d’honnêteté légués par leur père.
À l’issue des prises de parole et des remerciements, la voix nouée et les yeux humides, Patrick KAISERLIAN a livré une ultime réflexion en guise de testament moral :
« Ce ne sont pas les bijoux qui traversent le temps. Ce sont les liens tissés avec les autres qui restent infiniment plus précieux.
L’or est un métal précieux parce qu’il résiste au temps, mais l’amour d’une famille, la fidélité des amis sont plus précieux encore ».
Texte & photographies: Alain Alexan SARKISSIAN


