L’introduction progressive d’une taxe directe sur le carbone en Arménie pourrait générer des recettes pouvant atteindre 1 % du PIB, selon le rapport du Fonds monétaire international intitulé « Arménie : Diagnostic de la politique climatique – juillet 2026 », publié le 3 septembre 2026.
Le FMI estime que l’introduction d’une taxe directe sur le carbone, s’appuyant sur les taxes existantes sur les carburants en Arménie, pourrait constituer un outil rentable pour renforcer la sécurité énergétique, réduire les émissions, générer des recettes et favoriser l’alignement sur les objectifs climatiques de l’UE.
Le FMI estime que les taxes actuelles sur les combustibles fossiles restent relativement faibles, ce qui laisse une marge de manœuvre pour une réforme.
Le FMI note qu’une taxe carbone augmentant progressivement pourrait réduire considérablement les émissions, améliorer la qualité de l’air et générer des recettes pouvant atteindre 1 % du PIB.
Parallèlement, le Fonds estime que, compte tenu de la structure actuelle de la consommation d’énergie, une telle mesure serait globalement progressive.
Le FMI souligne que toute réforme potentielle devrait être mise en œuvre progressivement et avec une prudence particulière en ce qui concerne le gaz naturel. Il recommande une utilisation ciblée des recettes afin de protéger les ménages vulnérables et de maintenir le soutien de la population.
Le FMI cite une communication claire, une trajectoire fiscale prévisible et des mesures d’accompagnement — notamment l’amélioration de l’efficacité énergétique, des incitations en faveur des véhicules électriques et le renforcement des systèmes de suivi, de déclaration et de vérification (MRV) — comme conditions nécessaires à la réussite de la réforme.
Selon les prévisions macroéconomiques de juin du FMI, le PIB nominal de l’Arménie en 2026 devrait s’élever à environ 12 300 milliards de drams (31,7 milliards de dollars). Par conséquent, 1 % du PIB prévu correspond à environ 123 milliards de drams, soit environ 317 millions de dollars. Ce calcul repose sur le PIB prévu et ne constitue pas une prévision des recettes fiscales réelles. Le FMI prévoit une croissance du PIB réel de l’Arménie de 5,3 % en 2026 et de 5,5 % en 2027.
