Dans un entretien accordé à Alpha News, le journaliste international Guiorgui Djabichvili a évoqué les perspectives de l’intégration européenne de l’Arménie, en prenant l’exemple de la Géorgie et en abordant la possibilité de remplacer le marché russe par le marché européen.
Selon le journaliste, la Géorgie se voit promettre depuis des décennies des perspectives d’intégration à l’Union européenne, mais sans résultats concrets.
D’après lui, l’expérience géorgienne montre qu’il est extrêmement difficile de remplacer le marché russe.
« Je respecte le choix souverain de l’Arménie, le fait que les citoyens aient voté et pris cette décision. Cependant, nous constatons déjà la réaction de la Fédération de Russie, avec certaines restrictions sur les importations d’alcool et de produits agricoles. Je pense que l’Arménie ne sera pas en mesure de remplacer cet immense marché russe par celui de l’Union européenne. De plus, pour une raison ou une autre, personne n’explique aux Arméniens que l’Union européenne applique des quotas. Ce n’est pas comme si elle disait : “Apportez-nous toute votre production.” Je pense donc que la population arménienne ressentira les conséquences de ce choix et qu’elle devra soit les accepter, soit tenter par la suite de parvenir à certains accords.
L’exemple de la Géorgie montre que, même aujourd’hui, le principal partenaire commercial et économique du pays reste la Fédération de Russie, et ce malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux États.
En tant que journaliste, je peux dire avec responsabilité que la population géorgienne, au fil des échanges avec différentes personnes, commence à comprendre que plus les relations avec la Russie seront normalisées rapidement, plus il sera possible d’avancer dans la résolution des problèmes internes, notamment ceux concernant l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.
Je respecte le choix de l’Arménie, mais je ne pense pas qu’il apportera quoi que ce soit de positif au pays », a conclu Djabichvili.
