L’information concernant la démolition du monument « Nous sommes nos montagnes » au Haut-Karabakh n’est pas confirmée. Nous vous prions de ne pas la diffuser. Nous avons appris cette information par le biais d’un communiqué du Bureau du Médiateur pour le patrimoine culturel du Haut-Karabakh et de l’Agence de développement culturel et touristique du Haut-Karabakh, indique le site arménien d’informations « Tert.am ».
Dans un communiqué du Bureau du Médiateur pour le patrimoine culturel du Haut-Karabakh et de l’Agence de développement culturel et touristique du Haut-Karabakh indique :
« Ces dernières heures, une photo a circulé abondamment sur les réseaux sociaux, relayant des allégations selon lesquelles les forces d’occupation azerbaïdjanaises utiliseraient des engins de chantier pour démolir l’un des principaux symboles du Haut-Karabakh, le monument « Nous sommes nos montagnes », à Stepanakert, ville temporairement occupée.
À l’heure actuelle, cette information n’a pas été confirmée. L’authenticité de la photo, la date et le lieu de sa prise de vue, ainsi que la concordance de l’événement présenté avec la réalité sont en cours de vérification.
Le Bureau du Médiateur pour le patrimoine culturel de l’Artsakh et l’Agence de développement culturel et touristique de l’Artsakh exhortent les compatriotes, les médias, les organismes publics et les utilisateurs des réseaux sociaux à s’abstenir de diffuser des informations non vérifiées et à attendre une confirmation officielle.
Des publications de cette nature, en particulier lorsqu’elles concernent des symboles clés de l’identité nationale et du patrimoine culturel, peuvent avoir un impact psychologique grave sur les Arméniens d’Artsakh déplacés de force et sur l’ensemble de la société arménienne, en accentuant l’anxiété, la souffrance et l’incertitude.
Par ailleurs, nous insistons sur le fait que la diffusion de telles informations non vérifiées peut également mettre en danger les biens du patrimoine culturel eux-mêmes. Ces publications peuvent attirer une attention excessive sur un monument ou un bien culturel et, dans certains cas, contribuer à accroître les risques de vandalisme, de dégradation ou de destruction. Par conséquent, toute information relative au patrimoine culturel ne devrait être publiée qu’après une vérification complète des faits, fondée sur des preuves fiables, notamment des images satellites, des photographies et d’autres sources fiables.
Malheureusement, ces derniers temps, des sujets aussi sensibles ont souvent été utilisés pour accroître artificiellement le nombre de vues, la diffusion et la réaction du public, ce qui contrevient aux principes d’une communication responsable, à la déontologie professionnelle et à l’intérêt public.
Cette information fait actuellement l’objet d’une étude et d’une vérification approfondies par le Bureau du Médiateur pour le patrimoine culturel de l’Artsakh et l’Agence de l’Artsakh pour le développement de la culture et du tourisme. Une fois la vérification terminée, et en cas de nouvelles données confirmées, le public sera informé par une déclaration officielle.
Nous appelons chacun à faire preuve de responsabilité informationnelle, à ne pas publier ni diffuser de documents non vérifiés tant que les faits n’ont pas été officiellement confirmés, et à se fier exclusivement aux informations publiées par des sources officielles et fiables.
Considérant que la publication de cette photo pourrait avoir un impact psychologique négatif sur le public, et en particulier sur les Arméniens de l’Artsakh déplacés de force, nous ne la publions pas ».
Krikor Amirzayan

