Le chef de l’alliance « Arménie », Robert Kotcharian, a réagi à l’enregistrement diffusé par le président de l’Assemblée nationale, Alen Simonyan. Selon cette publication, Kotcharian y demanderait au président russe Vladimir Poutine de lui permettre de quitter l’Arménie sans obstacle.
Lors d’un échange avec des journalistes, l’ancien président a catégoriquement nié l’existence d’une telle conversation, affirmant qu’il s’agissait d’un enregistrement fabriqué à l’aide de l’intelligence artificielle.
Robert Kotcharian a rappelé qu’il quittait le pays plusieurs fois par an et a ironisé : « Devrais-je demander l’autorisation à Poutine chaque fois que je veux partir ? »
Il a également souligné que : « Le président russe ne parle jamais à qui que ce soit via une ligne ouverte. »
Évoquant ensuite les relations entre l’Arménie et la Russie, Kotcharian a accusé le Premier ministre Nikol Pachinian de mettre en danger le pays concernant l’Union économique eurasiatique (UEEA).
Plus tôt dans la journée, Nikol Pachinian avait pourtant déclaré que l’Arménie ne prendrait aucune mesure brusque dans ses relations avec Moscou, ajoutant entretenir des relations « chaleureuses et amicales » avec Vladimir Poutine.
Kotcharian a critiqué ce double discours, estimant qu’Erevan tente de profiter des avantages de l’UEEA tout en laissant entendre qu’une sortie reste possible à tout moment. Selon lui, une telle attitude serait impossible envers des puissances comme les États-Unis et dangereuse face à la Russie, qu’il décrit comme une grande puissance militaire et économique.
« Peut-on construire ce type de relation avec la Russie si l’on pense réellement aux intérêts de l’Arménie ? », a-t-il déclaré, accusant implicitement le gouvernement de chercher à plaire à d’autres acteurs internationaux au détriment des intérêts nationaux.
Ces déclarations interviennent alors que Moscou a récemment indiqué que la question de l’adhésion de l’Arménie à l’UEEA serait abordée lors du sommet de l’organisation prévu à Astana à la fin du mois.
Le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, a pour sa part reconnu que les orientations européennes et eurasiatiques de l’Arménie étaient difficilement compatibles, tout en affirmant qu’aucun choix définitif n’avait encore été arrêté.
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